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Faut-il serrer un genou après une entorse ? Conseils sûrs

Après une entorse du genou, oui, une compression légère peut réduire le gonflement et soulager la douleur. Elle doit rester confortable, sans comprimer excessivement l’articulation ni gêner la circulation.

Serrer le genou ne signifie pas l’immobiliser complètement. Une genouillère souple peut offrir un maintien rassurant dans les premiers jours. En cas d’instabilité ou de blessure plus importante, une attelle ou un dispositif de stabilisation peut être recommandé par un professionnel de santé.

Surveillez vos sensations : si le pied devient froid ou engourdi, ou si les orteils changent de couleur, desserrez immédiatement le dispositif. Une gêne intense, un gonflement massif, une déformation, l’impossibilité de poser le pied ou une sensation de dérobement nécessitent aussi un avis médical rapide.

Le choix entre compression, maintien et immobilisation ne se fait donc pas au hasard. Les explications suivantes vous aideront à savoir quelle solution peut convenir et dans quelles situations consulter.

Points essentiels

  • Après une entorse du genou, la méthode G.R.E.C. associe repos, glace et compression légère pour limiter le gonflement.
  • Le maintien doit rester ferme, sans provoquer de douleur. Desserrez-le si le pied devient froid, pâle, engourdi ou sujet aux fourmillements.
  • Le choix entre un bandage et une genouillère souple dépend de la stabilité du genou et de l’avis médical.
  • Consultez rapidement si l’appui est impossible, si le genou est bloqué, déformé ou instable. Découvrez aussi les conseils de prise en charge d’une entorse.

Faut-il serrer un genou apres une entorse ?

Après une entorse du genou, vous pouvez maintenir légèrement l’articulation si cela vous soulage. Il n’est pas utile de serrer fortement, car la compression ne répare pas les ligaments plus vite.

Une pression excessive peut augmenter la douleur, le gonflement ou la gêne circulatoire. Elle peut aussi être mal tolérée si l’articulation est déjà gonflée après le traumatisme.

Pendant les deux ou trois premiers jours, la prise en charge repose généralement sur plusieurs mesures simples. La méthode G.R.E.C. associe le repos, la glace, l’élévation de la jambe et une compression éventuelle.

L’Assurance Maladie recommande également de poser un bandage sans trop serrer le genou. La compression n’est toutefois pas obligatoire dans toutes les situations.

Certaines personnes se sentent mieux avec un maintien léger, tandis que d’autres supportent mal la pression sur une articulation gonflée. Son intérêt principal reste donc le soulagement, et non l’accélération de la guérison.

Bandage, genouillère ou attelle : quelle différence après la blessure ?

Ces dispositifs n’offrent pas le même niveau de maintien et ne répondent pas aux mêmes besoins. Le choix dépend de la douleur, du gonflement, de la stabilité du genou et de la nature de la lésion.

Le bandage de compression est généralement réalisé avec une bande élastique. Il exerce une pression légère autour du genou et peut limiter l’inconfort ou un œdème modéré.

Il doit rester régulier, sans point de pression, pli ni sensation de garrot. Un bandage mal positionné peut être moins confortable qu’une genouillère adaptée.

La genouillère souple épouse la forme de l’articulation et apporte un maintien modéré. Elle peut rassurer pendant la marche, les déplacements à la maison ou la reprise progressive d’une activité simple.

Certains modèles procurent aussi une légère compression. Ils ne doivent toutefois pas bloquer les mouvements ni remplacer les conseils reçus après l’évaluation du genou.

L’attelle est plus contraignante. Une version articulée ou rigide peut stabiliser un genou instable et limiter certains mouvements.

Selon la structure concernée, la stabilisation prescrite peut varier, notamment en cas d’atteinte des ligaments latéraux, du ligament interne ou du ligament croisé antérieur. Elle dépend d’un examen médical, sans permettre de poser un diagnostic à distance.

Le port d’une attelle doit être conseillé par un médecin, un kinésithérapeute ou un autre professionnel de santé. Une orthèse mal adaptée peut limiter la récupération musculaire et la reprise des mouvements.

Une genouillère peut accompagner une entorse, mais elle ne remplace ni le diagnostic, ni la rééducation, ni le suivi d’une laxité persistante.

Pourquoi un genou trop serré peut devenir dangereux

Un dispositif trop serré comprime les tissus autour du genou et peut gêner la circulation vers le bas de la jambe. La pression peut aussi accentuer la douleur, surtout si l’articulation est déjà gonflée.

Le problème n’est pas de sentir un maintien, mais de ne plus tolérer la compression. Retirez ou desserrez immédiatement le bandage ou la genouillère si vous observez :

  • des fourmillements ou une perte de sensibilité ;
  • un engourdissement du genou, de la jambe ou du pied ;
  • une douleur qui augmente après la mise en place ;
  • des orteils froids ou un changement de couleur ;
  • un gonflement qui apparaît sous le dispositif ;
  • une difficulté à bouger les orteils.

Attendez quelques minutes, puis vérifiez la couleur et la température du pied. Demandez un avis médical si les signes persistent.

En cas de douleur intense, de pied très froid, de perte de sensibilité ou d’impossibilité à bouger les orteils, ne remettez pas le dispositif. Consultez sans attendre.

La prudence est encore plus importante si vous avez un problème circulatoire, du diabète ou une sensibilité diminuée. Vous pouvez alors percevoir plus tardivement une compression mal tolérée.

Évitez donc de serrer « au maximum ». Demandez conseil avant d’utiliser un dispositif compressif.

Dans quels cas une compression légère peut-elle aider ?

Une compression légère peut être utile si le genou présente un gonflement modéré et une gêne pendant les déplacements. Elle peut donner une sensation de soutien et limiter certains mouvements inconfortables.

Le principal repère reste votre confort. La genouillère doit maintenir sans couper la circulation, provoquer de douleur ou augmenter le gonflement.

Vous devez pouvoir bouger les orteils normalement et conserver une sensation habituelle dans le pied. Si le maintien devient gênant, il n’apporte plus le bénéfice recherché.

La compression doit aussi être adaptée à votre morphologie et au type de lésion. Une genouillère trop grande bouge et frotte, tandis qu’un modèle trop petit comprime excessivement l’articulation.

Une sensation de dérobement ou une instabilité persistante nécessite une évaluation médicale avant de choisir une orthèse. Une entorse du genou avec incapacité d’appui ne doit pas être masquée par une compression.

Enfin, ne portez pas une genouillère pour reprendre la marche ou le sport malgré une articulation bloquée, très gonflée ou instable. Le maintien peut accompagner la récupération, mais il ne remplace pas un avis professionnel.

Comment serrer une genouillère après une entorse sans aggraver le gonflement ?

Après une entorse du genou, une genouillère ou un bandage de compression peut soutenir l’articulation et limiter l’inconfort. La pression doit rester modérée, régulière et confortable. Le but n’est pas de bloquer le genou, mais de le maintenir sans créer d’effet garrot.

Avant de commencer, vérifiez que la peau est intacte, propre et sèche. Évitez toute plaie, irritation importante ou zone présentant des cloques. Contrôlez aussi la taille et respectez les indications du fabricant, notamment le sens de positionnement et les sangles.

La compression peut aider à réduire le gonflement, mais elle doit être interrompue au moindre signe de mauvaise tolérance, comme le rappellent les recommandations générales sur les entorses et les lésions des tissus mous du Manuel MSD.

Les signes qui montrent que le réglage est correct

Pour bien ajuster le dispositif, procédez par étapes :

  1. Placez la genouillère au centre de l’articulation, sans tirer fortement sur les sangles.
  2. Fermez d’abord les attaches proches du genou.
  3. Ajustez progressivement les autres sangles, sans serrer un seul endroit.
  4. Pliez légèrement la jambe pour vérifier que le dispositif reste bien positionné.
  5. Marchez lentement si l’appui est autorisé, puis contrôlez votre pied et le volume du genou.

Une genouillère bien réglée reste stable lorsque vous bougez. Elle ne doit pas descendre vers le mollet, remonter vers la cuisse ou tourner autour du genou. Pour un modèle à bandes, la partie prévue autour de la rotule doit rester centrée.

Le maintien doit être perceptible, sans devenir douloureux. Vous devez conserver les mouvements autorisés par votre professionnel de santé. Le pied doit garder une couleur habituelle et une température normale, comparable à celle de l’autre côté.

Après quelques minutes, vérifiez que le dispositif n’augmente ni la douleur ni le gonflement. Refaites ce contrôle après être resté assis un moment, car le genou peut prendre davantage de volume lorsque la jambe reste pliée.

Une pression correcte laisse aussi la peau relativement uniforme. Une légère marque superficielle peut apparaître après le retrait, mais elle ne doit être ni profonde, ni douloureuse, ni persistante. Aucun pli ne doit se former sous la genouillère ou le bandage.

Un bon réglage se reconnaît à trois choses : la genouillère reste en place, le pied reste chaud et coloré, et la gêne n’augmente pas.

Les symptômes qui imposent de desserrer ou de retirer la genouillère

Ne cherchez pas à vous habituer à un dispositif qui vous fait mal. Desserrez-le immédiatement si vous ressentez :

  • des picotements dans le genou, la jambe ou le pied ;
  • une perte de sensibilité, un engourdissement ou une difficulté à sentir les orteils ;
  • des orteils pâles, bleutés ou nettement plus foncés que ceux de l’autre pied ;
  • un pied froid, même si le reste de la jambe semble chaud ;
  • une douleur pulsatile ou une gêne qui augmente après la mise en place ;
  • des marques profondes, une brûlure ou une irritation sous les sangles ;
  • une augmentation du volume du genou sous le dispositif.

Comparez les deux pieds, notamment leur couleur, leur température et leur sensibilité. Après avoir retiré ou desserré la genouillère, attendez quelques minutes et observez si les sensations reviennent. Ne remettez pas immédiatement le dispositif si l’engourdissement persiste.

Si la circulation ne semble pas revenir rapidement, si la douleur est forte ou si le genou devient très gonflé, demandez une consultation rapide. La même prudence s’impose en cas d’impossibilité de prendre appui, de genou bloqué, de déformation ou de sensation importante de dérobement.

Combien de temps la porter, et faut-il dormir avec ?

La durée de port dépend du type de dispositif, de la gravité de l’entorse et de l’évolution du volume du genou. Pour une compression de confort, privilégiez généralement le port pendant la journée, lors des déplacements autorisés. Retirez le bandage avant de vous coucher, sauf indication différente d’un professionnel de santé.

Une attelle prescrite répond à une autre situation. Suivez précisément les horaires, la durée et les mouvements autorisés, même si le genou paraît aller mieux. Dans certains cas, l’attelle doit être conservée la nuit, tandis que son retrait nocturne peut être recommandé dans d’autres situations. Il n’existe donc pas de règle unique.

Le retrait peut être autorisé pour la douche, l’habillage ou certains exercices, selon les instructions reçues. Profitez-en pour examiner la peau, vérifier l’absence de marques profondes et contrôler le volume du genou.

Lorsque la stabilité et la marche s’améliorent, le sevrage se fait progressivement, avec validation médicale. Retirer le dispositif quelques heures ne signifie pas reprendre immédiatement le sport ou les mouvements à l’origine de la blessure. En cas de doute sur le serrage, la durée de port ou le passage à une genouillère plus souple, un professionnel peut vérifier le réglage et vous montrer les gestes adaptés.

Que faire les premiers jours pour récupérer plus sûrement ?

Les 48 à 72 premières heures après une entorse du genou visent surtout à calmer la douleur et le gonflement. La méthode G.R.E.C. peut guider les premiers gestes, sans imposer une immobilisation complète. Protégez le genou, réduisez les activités douloureuses et reprenez progressivement les mouvements autorisés.

Repos relatif, glace et élévation : les gestes qui soulagent

Le repos relatif consiste à éviter les activités qui réveillent la douleur, sans rester allongé plusieurs jours. Réduisez les déplacements et les escaliers. Utilisez des béquilles si l’appui reste difficile, sauf contre-indication médicale.

Appliquez de la glace sur le genou pendant 15 à 20 minutes. Enveloppez toujours la poche froide dans un tissu fin. Elle ne doit jamais toucher directement la peau, pour éviter les brûlures et les irritations. Les recommandations de l’Assurance Maladie sur les symptômes de l’entorse rappellent cette précaution.

Lorsque cela vous soulage, surélevez la jambe au-dessus du niveau du cœur. Placez plusieurs coussins sous le mollet et la cheville, sans appuyer derrière le genou. Cette position peut limiter l’accumulation de liquide après une période debout.

Évitez aussi la chaleur, l’alcool et les massages si l’œdème est marqué. Une genouillère souple ou une compression légère peut compléter ces mesures. Elle ne remplace toutefois ni le repos, ni le froid, ni l’élévation.

Reprendre doucement les mouvements pour éviter la raideur

Dès que les mouvements redeviennent possibles, mobilisez doucement le genou, sauf contre-indication. Restez dans une amplitude confortable. Quelques répétitions lentes réparties dans la journée valent mieux qu’une longue séance.

Quels exercices de rééducation faire après une entorse du genou ? Commencez par de petites flexions-extensions, sans forcer. Faites ensuite glisser le talon sur le lit ou au sol, puis contractez le quadriceps quelques secondes, jambe tendue. L’élévation de la jambe tendue peut venir ensuite, si elle ne provoque ni douleur ni sensation de dérobement.

Introduisez enfin un exercice simple de proprioception. Tenez-vous près d’un support et maintenez l’équilibre sur la jambe concernée quelques secondes. Réduisez ou arrêtez l’exercice si le volume du genou augmente dans les heures suivantes. Ces conseils ne remplacent pas une rééducation fonctionnelle personnalisée, surtout après un traumatisme important.

Si le genou réagit bien, reprenez progressivement l’appui et la marche. Commencez par quelques pas sur une surface stable. Augmentez ensuite la distance, mais revenez à l’étape précédente si la réaction après l’effort s’aggrave.

Ne forcez jamais sur une articulation bloquée. Une impossibilité persistante de plier ou de tendre le genou nécessite un avis médical. Ne testez pas non plus sa stabilité en pivotant brusquement ou en reproduisant le mouvement responsable de l’entorse.

La reprise doit rester progressive : une gêne légère peut être acceptable, mais une réaction qui s’aggrave indique que le genou en a trop fait.

Les erreurs fréquentes avec une attelle après une entorse

Une attelle doit accompagner vos gestes, sans vous donner l’impression que le genou est invulnérable. Plusieurs erreurs peuvent augmenter l’inconfort ou retarder la récupération :

  • La serrer au maximum, alors qu’une pression excessive peut gêner la circulation.
  • La garder humide après la douche ou la transpiration, ce qui favorise les frottements.
  • Dormir avec une compression sans indication médicale.
  • La porter en continu malgré l’amélioration, sans retrouver progressivement la mobilité.
  • Reprendre le sport dès que les symptômes diminuent, sans avoir récupéré suffisamment de force.
  • Utiliser une attelle empruntée sans vérifier sa taille, son réglage et son niveau de maintien.

Une amélioration des symptômes ne signifie pas forcément que les tissus ont récupéré. La genouillère peut masquer une gêne et vous pousser à accélérer. Une immobilisation prolongée favorise aussi la raideur et la faiblesse musculaire. Si une attelle a été prescrite, respectez les indications reçues.

Quand reprendre la marche, les exercices et le sport ?

La récupération se construit par étapes, selon la gravité de l’entorse et l’évolution des symptômes. Une progression classique suit cet ordre :

  1. Reprendre une marche confortable, avec une aide si l’appui reste difficile.
  2. Restaurer progressivement la flexion et l’extension du genou.
  3. Renforcer les muscles de la cuisse et de la hanche avec des exercices adaptés.
  4. Travailler l’équilibre et le maintien du contrôle du genou.
  5. Réintroduire les gestes propres à votre activité ou à votre sport.

Avant de passer à l’étape suivante, vérifiez que le volume du genou a diminué, que la mobilité s’améliore et que la jambe ne se dérobe pas. La reprise des activités après une entorse du genou dépend de la lésion et du traitement, pas seulement du nombre de jours écoulés.

La course, les sauts, les changements de direction et les sports à pivot doivent attendre une reprise adaptée. Même une marche normale impose moins de contraintes que ces mouvements. Reprenez d’abord sans impact, puis augmentez l’intensité progressivement, sans nouvelle réaction après l’effort.

Quand consulter pour une entorse du genou plutôt que de la comprimer soi-même ?

Après une entorse du genou, la stabilité, l’appui et l’évolution des symptômes comptent plus que le besoin de maintien. Une compression légère peut soulager, mais elle ne permet pas d’évaluer une rupture ligamentaire.

La stabilité peut être atteinte au niveau des ligaments latéraux ou du ligament interne. Une lésion peut aussi concerner le ligament croisé antérieur, les ménisques, la rotule ou l’os. Il faut donc distinguer les signes à surveiller des situations qui nécessitent un avis médical rapide.

Les signes d’alerte qui justifient une consultation rapide

Certains signes ne doivent pas être masqués par un dispositif. Consultez rapidement, ou rendez-vous aux urgences en cas de traumatisme sévère, si vous présentez :

  • une impossibilité de poser le pied ou de faire quelques pas ;
  • une douleur très forte, qui ne diminue pas malgré l’immobilité ;
  • un gonflement marqué, surtout s’il augmente rapidement après le choc ;
  • un genou visiblement déformé ou qui semble désaxé ;
  • un blocage complet, avec impossibilité de plier ou de tendre la jambe ;
  • une sensation nette de dérobement lorsque vous essayez de marcher ;
  • un craquement au moment du traumatisme, suivi d’une instabilité ;
  • une plaie importante, un saignement ou une ouverture de la peau ;
  • de la fièvre, ou une jambe anormalement rouge et chaude.

Une augmentation rapide du volume peut correspondre à un saignement dans l’articulation. Cet œdème mérite une évaluation, surtout s’il s’accompagne d’une perte d’appui ou d’une instabilité. Pour mieux comprendre les causes possibles d’une douleur apparue brutalement après un traumatisme, vous pouvez consulter les informations de l’Assurance Maladie sur les douleurs du genou.

Soyez également attentif aux signes liés à la compression. Desserrez ou retirez immédiatement le dispositif si le pied devient froid, bleu, très pâle ou insensible. Des fourmillements persistants, un engourdissement ou une difficulté à bouger les orteils peuvent indiquer qu’il comprime trop les tissus.

Une genouillère ne doit jamais vous permettre de marcher sur un genou déformé, bloqué ou franchement instable.

Pourquoi l’examen médical est important même si la genouillère soulage

Le maintien peut réduire la sensation de douleur et donner une impression de sécurité. Ce soulagement ne renseigne pourtant ni sur la structure touchée, ni sur la gravité de l’entorse. Une genouillère soutient l’articulation, mais ne montre pas ce qui se passe à l’intérieur.

Pendant l’examen clinique, le professionnel vérifie la mobilité, la stabilité des ligaments et la capacité à prendre appui. Il recherche une éventuelle laxité ainsi qu’une atteinte du ménisque, de la rotule ou de l’os. Selon le traumatisme, une radiographie peut être nécessaire pour rechercher une fracture. Une échographie ou une IRM peut préciser une lésion ligamentaire, méniscale ou tendineuse. Une arthroscopie peut être envisagée dans certaines situations particulières, selon les résultats obtenus.

Le traitement dépend du ligament touché, du degré de l’entorse et des lésions associées. Une rééducation fonctionnelle suffit souvent lorsque l’articulation reste stable. Une attelle peut être proposée si le genou manque de maintien. Une intervention chirurgicale ne concerne qu’une minorité de lésions, selon leur gravité, l’instabilité, les atteintes associées et le profil du patient.

Comment éviter une nouvelle entorse pendant la reprise

Lorsque l’examen autorise la reprise, ne retirez pas trop vite la rééducation du programme. Le genou doit retrouver sa mobilité, sa force et sa capacité à contrôler les mouvements avant les efforts importants.

Une prévention efficace associe plusieurs étapes :

  • réalisez une rééducation complète, même lorsque la douleur a presque disparu ;
  • renforcez progressivement les muscles de la cuisse, de la hanche et du mollet ;
  • travaillez l’équilibre et la proprioception, c’est-à-dire la capacité à sentir la position de votre jambe ;
  • reprenez la marche, la course, les sauts et les changements de direction par paliers, notamment pour les sports à pivot ;
  • échauffez-vous avant chaque séance ;
  • portez des chaussures adaptées à votre activité et à la surface pratiquée ;
  • restez prudent sur les terrains irréguliers, humides ou glissants.

Une genouillère peut accompagner la reprise si elle est recommandée par un professionnel de santé. Elle peut rassurer et limiter certains mouvements, mais elle ne remplace pas le travail musculaire et la stabilisation. Si le genou présente un mouvement anormal, se dérobe ou redevient sensible après l’effort, interrompez la progression et demandez un nouvel avis.

Questions fréquentes après une entorse du genou

Après les conseils sur la compression, le choix d’une genouillère et les signes d’alerte, certaines questions restent fréquentes. Faut-il la mettre immédiatement, la garder la nuit ou reprendre rapidement une activité sportive ? Voici les réponses essentielles pour protéger l’articulation pendant la récupération.

Est-ce qu’il faut mettre une genouillère immédiatement après une entorse ?

Non, le port d’une genouillère n’est pas systématique après une entorse du genou. Un modèle souple peut améliorer le confort et accompagner les déplacements si l’articulation reste stable.

Une genouillère articulée limite davantage certains mouvements. Elle doit être choisie selon la stabilité, le ligament touché et l’importance de la lésion. Un maintien ne remplace pas un examen clinique lorsque le genou paraît instable, très douloureux, bloqué ou déformé.

Peut-on mettre un bandage compressif sur un genou très gonflé ?

Oui, dans certains cas, une compression légère peut améliorer le confort lorsque l’articulation gonflée reste modérée. Elle ne doit toutefois pas retarder un avis médical après un traumatisme important, un appui difficile ou une douleur marquée.

Vérifiez la couleur, la température et la sensibilité du pied. Des fourmillements, un engourdissement, un pied froid ou des orteils pâles indiquent une pression excessive. Retirez alors le bandage et consultez si les sensations anormales persistent.

Faut-il garder la genouillère toute la journée ?

Cela dépend du modèle et de l’objectif recherché. Un dispositif souple destiné au confort peut souvent être réservé aux déplacements ou aux moments où la gêne augmente, sauf indication contraire d’un professionnel.

Une compression élastique se retire généralement la nuit. Cette pause permet de contrôler la peau et de vérifier l’absence de marques profondes. Respectez toujours les horaires prévus lorsqu’un professionnel a recommandé un dispositif particulier.

Peut-on dormir avec une attelle après une entorse du genou ?

Oui, dans certains cas, le port nocturne peut protéger l’articulation ou limiter un mouvement susceptible de réveiller la douleur. Cette indication doit venir d’un professionnel, car toutes les blessures n’exigent pas la même immobilisation.

Pour une simple compression de confort, le retrait avant le coucher reste généralement préférable. Lorsque le port nocturne est prescrit, vérifiez l’absence de marques, d’engourdissement ou de changement de couleur du pied. Un dispositif inconfortable doit être contrôlé et réglé.

Combien de temps faut-il pour guérir d’une entorse du genou ?

Cela dépend du ligament atteint et du degré de lésion. Une atteinte légère peut s’améliorer en quelques semaines, tandis qu’une rupture ligamentaire ou une laxité importante demande souvent un suivi plus long.

Le délai dépend aussi de la mobilité, de la stabilité et de la force musculaire. Certaines lésions importantes nécessitent un avis spécialisé et, parfois, une intervention chirurgicale. Le port d’une genouillère ne constitue pas une indication opératoire.

Un genou qui reste gonflé ou qui se dérobe mérite une nouvelle évaluation, même plusieurs semaines après la blessure. La récupération doit progresser sans gêne persistante ni instabilité.

Quand peut-on reprendre le sport après avoir porté une genouillère ?

Non, le port d’une genouillère ne suffit pas à autoriser la reprise du sport. Vous devez pouvoir marcher normalement, mobiliser le genou et utiliser la jambe sans douleur importante.

La rééducation fonctionnelle aide à retrouver la force, la stabilité et la proprioception. Commencez par des exercices simples, puis réintroduisez progressivement l’impact, les sauts et les changements de direction.

Pour les sports à pivot, une progression encadrée est préférable. La genouillère peut accompagner cette étape si elle est recommandée, mais elle ne remplace pas le travail de stabilisation ni le retour d’une force suffisante. Si la gêne augmente après un effort léger, réduisez l’intensité et demandez conseil.

Conclusion

Après une entorse du genou, une compression légère peut parfois soulager, si elle reste confortable. Un bandage compressif ou une genouillère souple apporte surtout du confort. Une attelle convient davantage à un genou instable ou à une lésion nécessitant une protection, avec l’avis d’un professionnel de santé.

Ne serrez jamais au point de provoquer des fourmillements, un engourdissement, un pied froid ou un changement de couleur des orteils. Le froid, l’élévation de la jambe, la limitation de l’appui et la reprise progressive des mouvements accompagnent la récupération.

Si le genou devient instable, si vous ne pouvez pas poser le pied, s’il gonfle fortement ou se bloque, consultez rapidement. Une laxité persistante, c’est-à-dire un manque de stabilité du genou, nécessite aussi un avis médical. La genouillère peut accompagner la guérison, mais elle ne remplace ni l’évaluation médicale ni la rééducation.

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