Quel specialiste pour tendinite genou ?
Pour une tendinite du genou, le médecin traitant est souvent le premier interlocuteur. Il pourra examiner votre genou, vérifier…

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Une douleur au genou en descendant les escaliers ou une pente n’est pas forcément une tendinite. Elle évoque souvent…

Une tendinite du genou provoque souvent une douleur localisée près de la rotule ou le long du tendon concerné….

Une douleur dans le creux du genou peut limiter la marche, les escaliers ou la pratique sportive, mais elle…

Il n’existe pas de délai identique pour tout le monde pour recommencer le sport après une tendinite au genou….

Un gel anti-inflammatoire local peut parfois aider à réduire une douleur récente et légère liée à une tendinite du…

Une douleur sur le côté externe du genou ne doit pas être ignorée, surtout si elle apparaît pendant la…

Reprendre le sport après une tendinite au genou ne dépend pas d’un nombre fixe de jours. Vous pouvez envisager…

Oui, il est parfois possible de skier avec une tendinite au genou, mais ce n’est pas une activité à…

Oui, vous pouvez parfois pratiquer le yoga avec une tendinite du genou, mais seulement en adaptant les postures, l’intensité…

Oui, mais pas directement : l’arthrose du genou ne provoque pas une tendinite au sens strict. En revanche, la…

Oui, une tendinite au genou peut parfois provoquer une douleur qui descend vers le mollet ou une gêne associée,…
La tendinite du genou est une inflammation d’un ou plusieurs tendons entourant l’articulation du genou, provoquant une douleur localisée, une sensibilité à la pression et une limitation fonctionnelle lors des activités physiques. Terme générique regroupant plusieurs pathologies tendineuses distinctes selon le tendon atteint, la tendinite du genou touche aussi bien les sportifs soumis à des charges d’entraînement importantes que les actifs dont les activités professionnelles sollicitent intensément les structures péri-articulaires du genou. Souvent bénigne et résolutive avec un traitement adapté, elle peut évoluer vers une tendinopathie chronique invalidante si elle est négligée ou mal prise en charge.
Le terme tendinite désigne strictement une inflammation aiguë du tendon, avec présence de cellules inflammatoires dans le tissu tendineux. Le terme tendinopathie — plus précis sur le plan histologique — désigne toute pathologie tendineuse incluant les formes inflammatoires aiguës et les formes dégénératives chroniques sans inflammation franche, caractérisées par une désorganisation des fibres de collagène, une néovascularisation et une dégénérescence du tissu tendineux.
Dans la pratique courante, le terme tendinite est utilisé indifféremment pour désigner toutes les douleurs tendineuses du genou. Nous utiliserons ce terme dans cet article en accord avec la terminologie habituelle des patients.
Plusieurs tendons entourant le genou peuvent être touchés par une tendinite, chacun provoquant une douleur caractéristique par sa localisation :
| Tendon | Localisation de la douleur | Population concernée |
|---|---|---|
| Tendon rotulien (quadricipital distal) | Sous la rotule, sur la tubérosité tibiale | Sportifs de saut, adolescents |
| Tendon quadricipital | Au-dessus de la rotule | Sportifs de force, seniors |
| Tendon de la patte d’oie | Face interne sous le genou | Coureurs, personnes en surpoids |
| Bandelette ilio-tibiale | Face externe du genou | Coureurs à pied, cyclistes |
| Tendon poplité | Arrière et face externe du genou | Traileurs, randonneurs |
| Tendon biceps fémoral | Face externe sous le genou | Sportifs, cyclistes |
La tendinite rotulienne — également appelée jumper’s knee ou genou du sauteur — est la forme de tendinite du genou la plus fréquente et la plus étudiée. Elle touche le tendon rotulien qui relie la pointe de la rotule à la tubérosité tibiale antérieure et transmet la force de contraction du quadriceps lors de l’extension du genou.
Mécanisme et causes
La tendinite rotulienne résulte d’un déséquilibre entre les contraintes mécaniques répétées exercées sur le tendon rotulien et sa capacité d’adaptation. Les sports impliquant des sauts répétés — volleyball, basketball, athlétisme — sont les plus à risque car chaque réception de saut génère une tension considérable sur le tendon rotulien. Les coureurs à pied, les cyclistes et les pratiquants de musculation avec squats lourds sont également fréquemment touchés.
Les facteurs de risque les plus importants sont une augmentation brutale du volume ou de l’intensité de l’entraînement, une surface d’entraînement trop dure, un équipement inadapté, une faiblesse ou une raideur du quadriceps et des ischio-jambiers, et des défauts biomécaniques comme un valgus dynamique du genou ou un excès de pronation du pied.
Symptômes
La douleur est localisée précisément à la pointe de la rotule — pôle inférieur — ou sur la tubérosité tibiale antérieure selon la zone du tendon atteinte. Elle est aggravée par les sauts, la course, la montée des escaliers et les accroupissements. La pression directe sur le tendon reproduit la douleur. Dans les formes avancées, la douleur est présente dès le début de l’activité et peut persister au repos.
Classification de Blazina
La tendinite rotulienne est classée en quatre stades selon la classification de Blazina qui guide les décisions thérapeutiques :
| Stade | Description | Impact sportif |
|---|---|---|
| Stade 1 | Douleur uniquement après l’effort | Pratique possible sans limitation |
| Stade 2 | Douleur pendant et après l’effort | Pratique possible avec gêne |
| Stade 3 | Douleur permanente, pendant et après l’effort | Pratique très difficile |
| Stade 4 | Rupture partielle ou complète du tendon | Arrêt impératif |
La tendinite du tendon quadricipital touche le tendon situé au-dessus de la rotule, reliant le muscle quadriceps à la rotule. Elle est moins fréquente que la tendinite rotulienne et touche principalement les sportifs de force (haltérophilie, powerlifting, musculation), les coureurs et les personnes de plus de 40 ans dont les tendons sont moins élastiques. La douleur est localisée au-dessus de la rotule, aggravée par les mouvements de flexion-extension contre résistance.
La patte d’oie est le nom donné à la zone d’insertion commune des tendons des muscles couturier, droit interne et demi-tendineux sur la face interne du tibia, juste en dessous de l’articulation du genou. La tendinite de la patte d’oie provoque une douleur à la face interne du genou souvent confondue avec une douleur méniscale ou une arthrose interne. Elle touche fréquemment les coureurs à pied, les personnes en surpoids, les femmes présentant un genu valgum important et les personnes souffrant d’arthrose interne du genou.
Voir notre article complet sur le syndrome de l’essuie-glace — cette tendinopathie de la bandelette ilio-tibiale est traitée en détail dans une page dédiée.
Les erreurs d’entraînement
Les erreurs d’entraînement sont la cause principale des tendinites du genou chez le sportif. Une augmentation trop rapide du volume ou de l’intensité d’entraînement — règle des 10 % dépassée — ne laisse pas au tendon le temps de s’adapter aux nouvelles contraintes. La reprise trop rapide après une période d’arrêt, le cumul de séances sans récupération suffisante et le changement brutal de surface d’entraînement (bitume après trail, parquet après herbe) sont des facteurs déclenchants fréquents.
Les défauts biomécaniques
Une faiblesse du quadriceps — muscle stabilisateur principal du genou — augmente les contraintes sur le tendon rotulien lors des mouvements. Un excès de pronation du pied modifie l’axe du membre inférieur et augmente les tensions tendineuses. Un valgus dynamique du genou lors des sauts et de la course concentre les contraintes sur certains tendons. Ces défauts biomécaniques peuvent être identifiés et corrigés par un kinésithérapeute ou un podologue.
Le matériel inadapté
Des chaussures de sport usées ou inadaptées à la morphologie du pied, un plateau de vélo trop bas ou trop haut modifiant l’angle de flexion du genou lors du pédalage, ou des surfaces d’entraînement trop dures augmentent les contraintes tendineuses et favorisent les tendinites.
Le vieillissement tendineux
Après 35-40 ans, les tendons perdent progressivement leur élasticité et leur résistance mécanique. Des gestes anodins peuvent déclencher une tendinite chez des personnes d’âge moyen sans facteur de risque sportif évident. La dégénérescence tendineuse liée à l’âge est un facteur de risque de rupture tendineuse dans les formes sévères négligées.
Les facteurs systémiques
Certaines maladies systémiques et certains médicaments favorisent les tendinopathies : les corticoïdes en prise prolongée fragilisent le tissu tendineux, les fluoroquinolones (antibiotiques) augmentent le risque de rupture tendineuse, le diabète altère la qualité du tissu collagène tendineux.
La douleur localisée et reproductible
La douleur de la tendinite du genou est caractérisée par sa localisation précise — le patient peut la désigner avec un doigt — et sa reproductibilité lors de gestes spécifiques. La pression directe sur le tendon douloureux reproduit la douleur, ce qui permet au médecin d’identifier cliniquement le tendon atteint sans examen complémentaire dans les formes typiques.
L’aggravation à l’effort
La douleur de la tendinite est typiquement mécanique : elle s’aggrave lors des activités sollicitant le tendon atteint (sauts, course, montée des escaliers) et s’améliore au repos. Dans les formes débutantes, elle n’apparaît qu’après l’effort. Dans les formes avancées, elle est présente dès le début de l’effort et persiste au repos.
La raideur matinale
Une raideur et une douleur modérées au niveau du tendon lors des premiers mouvements le matin — qui s’estompent après quelques minutes — sont fréquentes dans les tendinopathies chroniques. Ce signe de dérouillage matinal est caractéristique des tendinopathies dégénératives.
Le gonflement local
Un épaississement ou un fuseau douloureux palpable sur le trajet du tendon est présent dans les formes chroniques évoluées. Un gonflement plus diffus peut apparaître lors des poussées inflammatoires aiguës.
L’examen clinique
L’examen clinique est souvent suffisant pour identifier le tendon atteint dans les formes typiques. Le médecin localise la douleur par palpation directe sur le tendon, évalue la douleur à la contraction résistée du muscle correspondant et recherche un épaississement ou une irrégularité du tendon.
L’échographie tendineuse
L’échographie est l’examen de première intention pour confirmer le diagnostic de tendinopathie, évaluer la structure du tendon (épaississement, désorganisation des fibres, néovascularisation au Doppler) et guider les gestes thérapeutiques (injection péritendineuse). Elle est rapide, peu coûteuse et accessible.
L’IRM du genou
L’IRM est indiquée dans les formes complexes, les tendinopathies résistantes au traitement conservateur et en cas de suspicion de rupture partielle ou complète du tendon. Elle permet une évaluation précise de l’état du tendon et des structures articulaires associées.
Le repos relatif et la modification de l’entraînement
Le repos relatif est indispensable pour permettre au tendon de récupérer. Il ne signifie pas arrêt total de toute activité mais réduction et modification des activités déclenchant la douleur. Les activités sans impact — natation, vélo (sans douleur), elliptique — permettent de maintenir la condition cardiovasculaire pendant la rééducation.
La cryothérapie
L’application de froid sur le tendon douloureux après l’effort — 15 à 20 minutes — réduit l’inflammation locale et soulage la douleur. Elle est particulièrement efficace après les séances de rééducation pour limiter les réactions inflammatoires.
La genouillère pour la tendinite du genou
La genouillère est un équipement essentiel dans la prise en charge de la tendinite du genou, agissant directement sur les mécanismes responsables de la douleur :
La kinésithérapie et les exercices excentriques
Le renforcement excentrique est le traitement conservateur le plus efficace et le mieux documenté pour les tendinopathies rotulienne et quadricipitale. Les exercices excentriques — allongement du muscle sous tension — sollicitent le tendon de façon contrôlée et stimulent la régénération des fibres de collagène désorganisées.
Le programme excentrique de référence pour la tendinite rotulienne est le squat décliné sur plan incliné à 25° — réalisation de squats sur une planche inclinée pour maximiser la mise en tension excentrique du tendon rotulien. Ce programme doit être réalisé progressivement, sous supervision kinésithérapique, à raison de 3 séries de 15 répétitions matin et soir pendant 12 semaines.
Les traitements médicamenteux
Les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) soulagent la douleur en phase aiguë mais ne doivent pas être utilisés en traitement de fond prolongé — ils peuvent masquer la douleur sans traiter la cause et retarder les adaptations tendineuses. Les injections de corticoïdes péritendineuses peuvent soulager rapidement mais sont déconseillées dans les tendinopathies chroniques en raison du risque de fragilisation tendineuse.
Les nouvelles thérapeutiques
Les injections de plasma riche en plaquettes (PRP) — injection de facteurs de croissance concentrés issus du propre sang du patient — montrent des résultats encourageants dans les tendinopathies chroniques rebelles aux traitements conventionnels. Les ondes de choc extracorporelles (ESWT) sont une alternative non invasive efficace pour les tendinopathies chroniques calcifiantes et non calcifiantes.
| Tendinite | Repos | Strap/Genouillère | Exercices | Kiné | AINS |
|---|---|---|---|---|---|
| Rotulienne stade 1-2 | Réduction 30-50 % | Strap rotulien | Excentriques | Conseillée | Court terme |
| Rotulienne stade 3 | Arrêt activité | Strap + compression | Progressifs | Indispensable | Court terme |
| Quadricipitale | Réduction activité | Compression souple | Excentriques | Oui | Court terme |
| Patte d’oie | Réduction activité | Compression souple | Renforcement | Oui | Court terme |
| Osgood-Schlatter | Réduction sport | Genouillère Osgood | Étirements | Conseillée | Non |
La maladie d’Osgood-Schlatter est une forme particulière de tendinopathie touchant les adolescents en pleine croissance — entre 10 et 15 ans — pratiquant des sports avec sauts et sprints. Elle se manifeste par une douleur et une tuméfaction douloureuse sur la tubérosité tibiale antérieure — la zone d’insertion du tendon rotulien sur le tibia.
Pendant la croissance, la tubérosité tibiale antérieure est une zone d’ossification encore fragile. Les tractions répétées du tendon rotulien lors des sauts et des sprints peuvent provoquer une inflammation de cette zone d’ossification et parfois un arrachement partiel.
Le traitement repose sur la réduction des activités sportives douloureuses, les étirements du quadriceps et des ischio-jambiers, la glace après l’effort et le port d’une genouillère spécifique Osgood-Schlatter avec sangle ciblant la tubérosité tibiale. La maladie d’Osgood-Schlatter guérit spontanément à la fin de la croissance dans la grande majorité des cas.
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