Faut-il faire une IRM pour la gonarthrose du genou ? Généralement, non : lorsque l’arthrose est classique, l’examen clinique et une radiographie suffisent souvent pour confirmer le diagnostic et évaluer l’état de l’articulation. L’IRM n’est donc pas systématique, mais elle peut être proposée si vos symptômes sont inhabituels, si la douleur persiste malgré les traitements ou si votre médecin soupçonne une autre lésion.
L’indication dépend de plusieurs éléments : votre âge, l’intensité et la durée des douleurs, les résultats de l’examen médical, mais aussi la présence éventuelle d’un problème méniscal, ligamentaire ou osseux. Cet examen peut montrer les tissus que la radiographie visualise moins bien, mais il a aussi ses limites et son coût ou sa prise en charge peuvent varier selon la situation.
Dans cet article, vous comprendrez quand une IRM du genou est utile, ce qu’elle peut révéler, quelles sont ses limites et quelles démarches entreprendre. Ces informations générales ne remplacent pas un avis médical : une douleur importante, brutale ou persistante doit être évaluée par un professionnel de santé.
Points essentiels
- Pour une gonarthrose classique, l’examen clinique et la radiographie suffisent généralement, sans IRM systématique.
- Une IRM du genou peut être indiquée si les douleurs sont inhabituelles, persistantes ou difficiles à expliquer.
- Elle recherche notamment une lésion du ménisque, des ligaments, du cartilage ou de l’os, parfois associée à l’arthrose.
- La décision revient au médecin, selon vos symptômes, votre âge, l’examen du genou et les résultats des premières images.
- Une douleur brutale, un genou bloqué ou un gonflement important justifie un avis médical rapide.
Faut-il faire une IRM pour la gonarthrose du genou ?
Dans la plupart des cas, le diagnostic de gonarthrose repose sur un ensemble simple et cohérent : vos symptômes, l’examen du genou et, si nécessaire, une radiographie. L’IRM n’est pas automatiquement plus utile, même si elle fournit des images très détaillées. Elle est surtout envisagée lorsque la douleur ne correspond pas aux images habituelles, lorsqu’une autre lésion est possible ou lorsque le diagnostic reste incertain.
Comment le médecin confirme-t-il une gonarthrose ?
Le médecin commence par vous interroger sur la manière dont la douleur apparaît et évolue. Il cherche à savoir si elle survient à la marche, dans les escaliers, après une station debout prolongée ou au moment de reprendre une activité. La raideur du matin, sa durée, les gonflements, les craquements et la sensation de blocage donnent aussi des indications utiles.
Vous pouvez également être questionné sur la gêne ressentie au quotidien : marcher plusieurs minutes, vous relever d’une chaise, conduire ou vous accroupir. Le médecin s’intéresse à l’évolution des symptômes, à un éventuel traumatisme récent et aux traitements déjà essayés. Une douleur stable depuis longtemps n’oriente pas les examens de la même manière qu’une douleur apparue brutalement ou devenue très intense.
L’examen clinique complète ces informations. Le professionnel observe votre démarche, compare les deux genoux et vérifie :
- l’amplitude des mouvements, notamment la capacité à plier et à tendre le genou ;
- les zones sensibles à la palpation, ainsi que la présence d’un gonflement ou d’un épanchement ;
- la stabilité des ligaments et l’axe du membre, avec un éventuel genu varum ou genu valgum ;
- la force des muscles, en particulier celle du quadriceps, qui participe au maintien du genou.
Une radiographie du genou en charge peut ensuite montrer un pincement de l’interligne articulaire, des ostéophytes, une modification de l’os situé sous le cartilage ou une déformation progressive de l’articulation. Les clichés réalisés debout permettent de mieux apprécier les contraintes exercées sur le genou.
Attention toutefois : l’aspect de la radiographie ne correspond pas toujours à l’intensité de la douleur. Un pincement important peut provoquer peu de gêne chez une personne, tandis qu’une arthrose moins marquée peut être très douloureuse chez une autre. Le médecin interprète donc les images avec vos symptômes, et non séparément.
Que montre une IRM du genou que la radiographie ne voit pas ?
La radiographie montre surtout les os et l’espace indirect entre eux. L’IRM va plus loin : elle donne des images détaillées du cartilage, des ménisques, des ligaments, des tendons, de la moelle osseuse et des tissus situés autour de l’articulation. Elle peut ainsi apporter des informations lorsque la radiographie n’explique pas suffisamment la douleur.
Cet examen peut mettre en évidence une lésion du ménisque, une atteinte ligamentaire, une souffrance du cartilage ou un œdème osseux. Il peut aussi orienter vers une autre cause de douleur, par exemple une lésion située dans l’os ou une inflammation des tissus voisins. L’IRM est alors utile pour préciser le problème et vérifier si le traitement doit être adapté.
Pour autant, demander une IRM ne signifie pas forcément que le genou est plus abîmé. L’examen peut révéler des anomalies liées à l’âge, comme une usure méniscale ou certaines irrégularités du cartilage, sans qu’elles soient responsables des symptômes. Ces images doivent toujours être rapprochées de l’examen clinique et de votre histoire.
Une image visible à l’IRM n’est pas automatiquement la cause de la douleur.
L’IRM est donc une aide à la décision, pas un examen à réaliser systématiquement pour confirmer une gonarthrose déjà connue et stable. Si son résultat ne change ni le traitement ni la prise en charge, le médecin peut juger qu’elle n’est pas nécessaire.
Dans quels cas une IRM est-elle vraiment utile pour une arthrose du genou ?
Une IRM du genou n’est pas nécessaire pour mesurer la gravité d’une gonarthrose déjà évidente à la radiographie. Elle devient intéressante lorsque les symptômes ne correspondent pas aux images, lorsqu’une autre lésion est possible ou lorsque le résultat peut réellement modifier le traitement.
Une douleur persistante malgré une radiographie normale
Une radiographie normale ou peu parlante n’explique pas toujours une douleur qui dure. Elle montre surtout les os et l’espace articulaire, mais elle visualise moins bien les ménisques, le cartilage, les ligaments et les tissus situés autour du genou.
Dans ce contexte, le médecin peut rechercher :
- une lésion du ménisque, parfois responsable de douleurs lors des rotations ou d’une sensation d’accrochage ;
- une atteinte localisée du cartilage, qui peut être douloureuse avant l’apparition de signes visibles sur la radiographie ;
- une fracture de fatigue ou une souffrance de l’os, notamment après une augmentation récente de l’activité ;
- une inflammation, un œdème osseux ou une irritation des tissus voisins ;
- une douleur provenant d’une autre structure, comme un tendon, une bourse ou la hanche.
La bonne démarche consiste à réévaluer le diagnostic, plutôt qu’à conclure automatiquement à une gonarthrose. Une douleur persistante peut avoir une autre origine, même chez une personne qui présente déjà quelques signes d’usure liés à l’âge.
Une radiographie peu inquiétante ne signifie pas que la douleur n’est pas réelle. Elle indique seulement qu’une autre explication doit parfois être recherchée.
Après une chute, un mouvement forcé ou un traumatisme
Après une chute, une torsion ou un mouvement forcé, l’IRM peut aider à identifier une lésion des ligaments, du ménisque, du cartilage ou de l’os. Elle est particulièrement discutée si le genou reste gonflé, instable, douloureux ou bloqué, alors que la première radiographie ne montre pas de fracture.
La radiographie reste toutefois l’examen réalisé rapidement lorsqu’une fracture est possible. L’IRM intervient ensuite, selon l’examen clinique et l’évolution des symptômes, pour explorer les structures que les clichés standards montrent mal.
Une consultation rapide s’impose si vous ne pouvez soudainement plus poser le pied, si le genou présente une déformation ou si le gonflement est apparu très vite après le traumatisme. Ces signes ne permettent pas de poser un diagnostic à distance, mais ils justifient un avis médical sans attendre.
Avant une intervention ou lorsque le traitement ne fonctionne pas
Une IRM peut être discutée avant certaines interventions, lorsque le chirurgien doit préciser une lésion associée ou lorsque le diagnostic reste incomplet. Elle n’est pas obligatoire avant chaque traitement de la gonarthrose et ne remplace jamais l’évaluation clinique.
Si la douleur persiste malgré le renforcement musculaire, l’adaptation des activités, une éventuelle perte de poids ou les traitements prescrits, une nouvelle consultation est préférable. Le médecin pourra vérifier le diagnostic, rechercher une cause supplémentaire et décider si une IRM apporte réellement une information utile.
Le bon examen n’est donc pas celui qui montre le plus de détails, mais celui qui répond à une question précise et peut guider la suite des soins.
IRM, radiographie ou échographie : quel examen choisir pour le genou ?
Le choix de l’examen dépend surtout de la question posée par le médecin. Pour une gonarthrose typique, la radiographie est souvent le premier examen demandé. L’IRM explore davantage les tissus mous et l’os en profondeur, tandis que l’échographie recherche surtout un épanchement, un kyste ou une atteinte de certains tendons. Le scanner peut aussi être utile dans des situations précises, mais il n’est pas l’examen habituel d’une arthrose simple.
Pourquoi la radiographie suffit souvent en cas de gonarthrose typique ?
Lorsque la douleur apparaît progressivement, qu’elle augmente à la marche ou dans les escaliers et que l’examen clinique est cohérent, la radiographie répond souvent à la question principale : existe-t-il des signes visibles de gonarthrose, et quelle partie du genou est concernée ?
Réalisée en charge, c’est-à-dire debout lorsque cela est possible, elle permet d’observer les os et l’espace articulaire qui correspond indirectement à l’épaisseur du cartilage. Le médecin peut ainsi évaluer :
- le pincement de l’interligne articulaire, localisé sur le compartiment interne, externe ou fémoro-patellaire ;
- la présence d’ostéophytes, ces petites excroissances osseuses liées à l’usure ;
- l’aspect de l’os situé sous le cartilage ;
- l’alignement général du membre, avec un éventuel genu varum ou genu valgum ;
- l’évolution de l’espace articulaire lors des examens de suivi.
La radiographie donne donc un repère simple pour comparer l’état du genou au fil du temps. Elle ne montre pas tous les tissus, mais elle suffit souvent lorsque les symptômes et l’examen médical vont dans le même sens.
Un pincement important sur une radiographie n’impose pas automatiquement une opération.
La décision de traiter dépend surtout de votre douleur, de la gêne pour marcher ou dormir, de votre autonomie et de vos attentes. Deux personnes ayant des images proches peuvent avoir des besoins très différents. L’image aide à comprendre la situation, mais elle ne décide jamais seule de la suite.
Pourquoi une IRM ne prédit-elle pas toujours la douleur ?
L’IRM fournit des images très détaillées, mais elle ne mesure pas directement la souffrance ressentie. Une personne peut présenter une usure importante du cartilage, des ménisques ou de l’os tout en conservant une gêne limitée. À l’inverse, une douleur marquée peut exister alors que les anomalies visibles restent modérées.
Plusieurs facteurs expliquent ce décalage. La force des muscles, en particulier celle du quadriceps, influence la manière dont le genou supporte les charges. Une inflammation locale, une irritation des tissus voisins ou une souffrance osseuse peuvent aussi augmenter les symptômes, parfois sans correspondre à l’importance apparente de l’arthrose.
Le ressenti dépend également de la sensibilité individuelle, de la qualité du sommeil et de la récupération. Le stress peut rendre la douleur plus difficile à supporter, sans signifier qu’elle serait imaginaire ou uniquement psychologique. Une ancienne blessure, un problème de hanche ou une douleur venant du dos peuvent aussi participer à la gêne ressentie au niveau du genou.
L’IRM reste donc un outil précieux lorsqu’il faut rechercher une lésion méniscale, ligamentaire, cartilagineuse ou osseuse, surtout si les symptômes ne correspondent pas à la radiographie. Elle peut orienter la prise en charge, mais son résultat doit être confronté à votre histoire et à l’examen clinique.
L’échographie complète parfois ce bilan pour repérer un liquide dans l’articulation, un kyste de Baker ou une atteinte tendineuse. Elle dépend toutefois de l’expérience de la personne qui la réalise. Le scanner, lui, garde une place particulière pour analyser l’os ou préparer certaines interventions, sans être l’examen de référence de la gonarthrose simple.
Comment se déroule une IRM du genou et comment s’y préparer ?
Une IRM du genou se déroule en plusieurs étapes simples, mais certaines précautions sont indispensables avant d’entrer dans la salle d’examen. Le centre d’imagerie vous indiquera l’heure du rendez-vous, les documents à apporter et les consignes particulières selon votre situation.
Avant l’examen, un questionnaire recherche la présence d’un implant, d’un dispositif médical, d’un fragment métallique ou d’une maladie pouvant modifier les précautions. Répondez avec précision et signalez tous vos antécédents au centre, même s’ils vous semblent anciens ou sans rapport avec votre douleur. Ne stoppez pas un traitement habituel sans l’avis de votre médecin.
Le jour du rendez-vous, vous devrez retirer les objets métalliques : bijoux, montre, clés, téléphone, lunettes, piercings ou vêtements comportant certaines pièces métalliques. Vous serez ensuite installé allongé, généralement sur le dos, avec le genou placé dans une antenne adaptée. L’appareil ressemble à un large tunnel, mais seul le bas du corps doit parfois y entrer.
L’IRM du genou est-elle douloureuse ou dangereuse ?
Rassurez-vous, une IRM du genou n’utilise pas de rayons X. Elle repose sur un champ magnétique et des ondes radio, ce qui la distingue d’une radiographie ou d’un scanner. L’examen est généralement indolore et ne demande aucune intervention sur l’articulation.
L’inconfort vient surtout de trois éléments : le bruit répétitif de la machine, la nécessité de rester immobile et l’espace parfois confiné. Des protections auditives sont fournies, et l’équipe peut vous expliquer le déroulement avant le début des images. Selon le centre, un moyen de communication permet aussi de rester en contact avec le manipulateur pendant l’examen.
Une IRM du genou dure souvent entre 15 et 30 minutes, parfois davantage selon les séquences demandées. Même un petit mouvement peut rendre les images moins nettes, comme une photographie prise avec un appareil qui tremble. Il faut donc garder la jambe immobile, sans contracter inutilement les muscles.
Les accidents liés au champ magnétique sont rares, mais certains implants, dispositifs médicaux ou fragments métalliques peuvent poser un problème. Prévenez l’équipe si vous portez un pacemaker, une pompe, un implant, ou si vous avez pu recevoir un éclat métallique, notamment au niveau des yeux.
Si vous êtes anxieux ou claustrophobe, dites-le dès la prise de rendez-vous. Vous pouvez demander des explications, visiter la salle ou discuter d’un aménagement adapté. Dans certaines situations, le médecin peut prévoir une solution contre l’anxiété, sans jamais banaliser vos inquiétudes.
Faut-il une injection de produit de contraste ?
Pour une suspicion de gonarthrose ou une douleur courante du genou, la majorité des IRM se font sans injection. Les images obtenues suffisent souvent à examiner le cartilage, les ménisques, les ligaments, l’os et les tissus autour de l’articulation.
Le radiologue peut toutefois proposer un produit de contraste dans des situations particulières, lorsque les premières images ne répondent pas complètement à la question posée. L’injection peut aider à mieux caractériser certaines anomalies, une inflammation, une lésion inhabituelle ou une masse. Elle n’améliore donc pas systématiquement l’examen et n’est pas nécessaire pour mesurer une arthrose classique.
Si une injection est prévue, le produit est généralement administré dans une veine du bras pendant l’examen. Une sensation de piqûre ou de chaleur peut apparaître brièvement, mais les réactions importantes restent rares. Le personnel vous surveille et vous indique quoi faire si une gêne survient après l’injection.
Avant le rendez-vous, signalez vos antécédents allergiques, une insuffisance rénale, une grossesse possible ou toute autre situation médicale particulière. Ces informations permettent de vérifier si le produit est adapté ou si l’IRM doit être réalisée sans injection. Une grossesse ne signifie pas automatiquement que l’examen est impossible, mais elle doit être connue avant la prise en charge.
Quel est le prix d’une IRM du genou et comment obtenir le bon examen ?
Le prix d’une IRM du genou dépend de plusieurs éléments : l’établissement choisi, la région, le secteur de conventionnement, la présence ou non d’une injection et les éventuels dépassements d’honoraires. Il n’existe donc pas de tarif unique valable partout. Le remboursement varie également selon les règles en vigueur, votre prescription et les garanties de votre complémentaire santé.
En France, une ordonnance est souvent demandée pour prendre rendez-vous, même si les conditions peuvent changer selon le centre d’imagerie et la situation. Avant de confirmer la date, demandez le montant prévu, les conditions de remboursement, la nécessité éventuelle d’une injection et les documents à fournir. Un devis peut être proposé lorsque des frais supplémentaires sont possibles.
Ne choisissez pas une IRM en accès direct simplement parce qu’elle semble plus complète. Le bon examen est celui qui répond à une question médicale précise, avec un résultat susceptible d’orienter votre traitement.
Que demander au médecin avant de prendre rendez-vous ?
Avant de demander une ordonnance ou de contacter un centre d’imagerie, prenez quelques minutes pour clarifier l’objectif de l’examen avec votre médecin. Vous pouvez notamment lui poser les questions suivantes :
- Quelle hypothèse cherche-t-on à vérifier : une lésion du ménisque, du cartilage, d’un ligament, de l’os ou une autre cause de douleur ?
- Une radiographie a-t-elle déjà été réalisée, et explique-t-elle suffisamment mes symptômes ?
- Le résultat de l’IRM changera-t-il réellement le traitement, la rééducation ou l’avis chirurgical ?
- L’examen doit-il être réalisé avec une injection, ou une IRM sans injection suffit-elle ?
- Quelles précautions dois-je signaler au centre, notamment en cas d’implant, de fragment métallique, d’allergie, de maladie rénale ou de grossesse possible ?
- Quel délai est adapté à ma situation : rendez-vous classique ou avis plus rapide ?
Apportez vos anciens comptes rendus, vos radiographies et, si possible, les images sur leur support numérique. Le radiologue pourra comparer les examens au lieu d’interpréter l’IRM isolément. Préparez aussi la liste de vos traitements, de vos opérations et de vos implants éventuels, même s’ils ne concernent pas directement le genou.
Une prescription bien renseignée aide le centre à programmer le protocole approprié. Pas d’examen choisi au hasard, pas de dépense inutile : chaque image doit répondre à un besoin médical identifié.
Comment agir en attendant un avis médical ?
En attendant la consultation ou les résultats, réduisez temporairement les activités qui déclenchent la douleur : escaliers répétés, course, sauts, port de charges ou positions accroupies prolongées. Cette adaptation ne signifie pas qu’il faut immobiliser complètement le genou. Une absence totale de mouvement peut entretenir la raideur et affaiblir les muscles.
Privilégiez des mouvements doux, réguliers et adaptés à vos capacités, comme une marche courte sur terrain plat ou des exercices conseillés par un kinésithérapeute. Arrêtez si la douleur augmente nettement, si le gonflement apparaît ou si le genou devient instable. Suivez les recommandations reçues pour les antalgiques, les anti-inflammatoires ou les applications de froid, sans modifier seul les doses ni prolonger un traitement.
Une genouillère adaptée peut parfois apporter un soutien lors d’une activité précise, surtout si vous ressentez une gêne liée aux mouvements ou un manque de confiance. Elle ne traite pas l’arthrose et ne remplace ni le diagnostic, ni la rééducation. Si cette option est envisagée, découvrez les genouillères pour la gonarthrose, puis demandez conseil à un professionnel pour choisir un maintien réellement adapté.
Surveillez l’évolution du genou. Une douleur qui s’aggrave rapidement, un gonflement important, une rougeur, de la fièvre, un blocage ou l’impossibilité de poser le pied justifient un avis médical sans attendre le rendez-vous d’IRM.
Quand faut-il consulter rapidement pour une douleur du genou ?
Une douleur du genou liée à une gonarthrose évolue souvent progressivement et permet une consultation programmée. En revanche, certains signes doivent vous pousser à demander un avis médical rapidement, car ils ne doivent pas être attribués automatiquement à l’arthrose.
Les signes qui nécessitent un avis médical rapide
Consultez rapidement si la douleur apparaît brutalement, surtout après une chute, une torsion ou un mouvement forcé. Une déformation du genou, l’impossibilité de prendre appui ou un gonflement apparu très vite nécessitent également une évaluation médicale.
Ne tardez pas non plus si votre genou reste bloqué, si vous ne parvenez plus à le plier ou à le tendre, ou si vous ressentez une instabilité importante. Ces symptômes peuvent accompagner une lésion du ménisque, un problème ligamentaire, une fracture ou une autre atteinte qui demande un examen adapté.
Une articulation rouge, chaude et douloureuse, associée à de la fièvre ou à un état général inhabituel, justifie un avis médical sans attendre. Une infection articulaire est rare, mais elle doit être recherchée rapidement dans ce contexte. Une douleur nocturne inhabituelle, une douleur qui augmente rapidement ou une fatigue inexpliquée méritent aussi d’être signalées.
Ces signes ne prouvent pas qu’une urgence précise est présente. Ils indiquent simplement qu’il faut vérifier la cause de la douleur au lieu de conclure à une simple poussée de gonarthrose.
Urgence ou consultation programmée : comment faire la différence ?
Une gêne ancienne, modérée et stable, qui apparaît surtout à la marche ou dans les escaliers, relève généralement d’une consultation programmée. Votre médecin pourra examiner le genou, demander une radiographie si elle est utile et discuter d’une éventuelle IRM selon les résultats.
À l’inverse, contactez rapidement un professionnel de santé si la douleur empêche vos déplacements, s’aggrave en quelques heures ou s’accompagne d’un gonflement marqué. En cas de traumatisme important, de déformation, de fièvre avec genou rouge et chaud ou d’impossibilité totale de poser le pied, rendez-vous aux urgences ou appelez les services d’urgence selon l’intensité de la situation.
En attendant, évitez de forcer sur l’articulation et ne reprenez pas le sport pour tester votre genou. Notez le moment d’apparition des symptômes, le traumatisme éventuel, la vitesse du gonflement et les traitements déjà pris. Ces informations aideront le professionnel à choisir rapidement l’examen le plus pertinent.
Questions fréquentes
Vous vous demandez encore si une IRM est nécessaire pour confirmer une gonarthrose du genou, comprendre une douleur persistante ou choisir un traitement adapté ? Voici les réponses aux questions les plus courantes, avec un point essentiel : l’imagerie aide le médecin, mais elle ne remplace jamais l’examen clinique.
Chaque situation est différente. Une gonarthrose connue, stable et typique ne nécessite pas forcément de nouvel examen, tandis qu’une douleur inhabituelle, un blocage ou un traumatisme peuvent justifier des investigations supplémentaires.
Une IRM peut-elle confirmer à elle seule une gonarthrose ?
Non, une IRM ne suffit pas à confirmer à elle seule une gonarthrose responsable de vos douleurs. Le médecin associe les images à vos symptômes, à leur évolution et aux résultats de l’examen clinique, car l’IRM peut montrer des anomalies sans lien direct avec la douleur ressentie.
Peut-on avoir une gonarthrose sans faire d’IRM ?
Oui, le diagnostic est souvent posé grâce à l’interrogatoire, à l’examen médical et à une radiographie lorsque le tableau est typique. Une IRM peut toutefois être ajoutée si la radiographie n’explique pas les symptômes, si une lésion du ménisque ou des ligaments est suspectée, ou si la douleur persiste malgré une prise en charge adaptée.
Une IRM est-elle obligatoire avant une infiltration du genou ?
Non, l’IRM n’est pas une étape automatique avant une infiltration du genou. La décision dépend de la cause présumée, du type d’infiltration envisagé et des pratiques du médecin, qui peut parfois s’appuyer sur l’examen clinique et la radiographie. Dans certains cas, une échographie peut aussi guider le geste, selon la zone à traiter.
Les résultats d’une IRM sont-ils disponibles le jour même ?
Cela dépend du centre d’imagerie, du temps nécessaire pour lire les séquences et du délai de rédaction du compte rendu par le radiologue. Demandez les modalités précises lors de la prise de rendez-vous : certaines structures remettent les images rapidement, tandis que le compte rendu peut être disponible plus tard. Présentez ensuite le résultat au médecin prescripteur, qui pourra l’interpréter en fonction de vos symptômes.
Une genouillère est-elle utile en cas de gonarthrose ?
Une genouillère peut améliorer le confort ou apporter un sentiment de maintien pendant certaines activités, chez certaines personnes. Elle ne répare pas le cartilage et ne ralentit pas à elle seule l’évolution de l’arthrose. Le choix doit tenir compte de la douleur, de la stabilité du genou, de votre morphologie et des conseils d’un professionnel ; vous pouvez aussi consulter notre sélection de genouillères pour la gonarthrose.
Que faire si l’IRM montre une arthrose plus importante que prévu ?
Ne laissez pas le compte rendu décider seul de la suite. L’importance des images doit être mise en relation avec votre douleur, votre mobilité, vos activités, votre sommeil et les objectifs que vous souhaitez atteindre. Une arthrose visible à l’IRM ne signifie pas automatiquement qu’une intervention est nécessaire : votre médecin vous aidera à choisir entre adaptation des activités, exercices, kinésithérapie, traitements antalgiques ou autres options adaptées à votre situation.



