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Comment traiter une tendinite ligament latéral interne genou ?

Pour traiter une douleur attribuée à une tendinite du ligament latéral interne du genou, le traitement repose généralement sur la réduction temporaire des activités douloureuses, l’application de froid, la reprise progressive des mouvements et, si nécessaire, un accompagnement médical ou kinésithérapique. Cette approche aide à calmer l’irritation tout en évitant une immobilisation prolongée, qui peut raidir l’articulation et retarder la récupération.

L’expression « tendinite du ligament latéral interne » est toutefois souvent imprécise. Le ligament collatéral médial peut être irrité ou blessé, notamment après un mouvement forcé, mais une douleur située sur la face interne du genou peut aussi venir des tendons de la patte d’oie, du ménisque ou de l’articulation. La cause, l’intensité de la douleur et la gêne à la marche doivent donc guider la suite du traitement, sans poser de diagnostic à distance.

En attendant, évitez les mouvements qui déclenchent la douleur, ne forcez pas sur le genou et reprenez l’activité par étapes lorsque les symptômes diminuent. Une consultation est recommandée en cas de gonflement important, d’instabilité, de blocage, de traumatisme, de douleur intense ou persistante, ou d’impossibilité de prendre appui. Commençons par distinguer les symptômes et les causes possibles avant de choisir les bons gestes.

Points essentiels à retenir

  • Une douleur sur la face interne du genou ne confirme pas une tendinite du ligament collatéral médial : les tendons, le ménisque ou l’articulation peuvent aussi être concernés.
  • Le traitement commence par le repos relatif, le froid et l’arrêt temporaire des mouvements douloureux, sans immobiliser complètement le genou.
  • La reprise des activités doit rester progressive, avec un accompagnement médical ou kinésithérapique si la douleur persiste.
  • Consultez rapidement en cas d’instabilité, de gonflement important, de blocage, de traumatisme ou d’impossibilité de prendre appui.

Comment traiter une tendinite ligament latéral interne genou ?

Le traitement commence par une réduction des contraintes, sans immobiliser totalement l’articulation. Pendant les premiers jours, l’objectif est de calmer la douleur et le gonflement, puis de retrouver progressivement une marche confortable. Une douleur interne du genou peut toutefois correspondre à une irritation des tendons voisins ou à une entorse du ligament collatéral médial, avec une prise en charge différente.

Mettre le genou au repos sans l’immobiliser complètement

Le repos relatif consiste à arrêter provisoirement la course, les sauts, les changements brusques de direction et les escaliers répétés. Évitez aussi les positions qui déclenchent la douleur, comme un accroupissement prolongé ou une flexion importante du genou. Cette pause réduit les contraintes sans imposer une immobilisation complète.

Vous pouvez conserver des mouvements doux, à condition qu’ils restent indolores : marcher quelques minutes sur terrain plat, mobiliser lentement le genou ou changer régulièrement de position. Rester allongé longtemps n’accélère pas forcément la récupération et peut favoriser la raideur, la perte de force et l’appréhension lors de la reprise.

Adaptez votre travail et vos activités quotidiennes selon vos symptômes. Si votre journée implique des montées d’escaliers, le port de charges ou une position à genoux, demandez temporairement un aménagement lorsque c’est possible. La reprise des activités se fait lorsque la marche devient confortable et que le gonflement diminue, d’abord à faible intensité, puis par étapes.

Appliquer du froid et gérer la douleur avec prudence

En cas de douleur ou de gonflement, appliquez une poche froide enveloppée dans un tissu pendant environ 15 à 20 minutes. Vous pouvez répéter cette application plusieurs fois par jour, en laissant la peau revenir à une température normale entre deux séances. Le froid ne doit jamais être posé directement sur la peau, car il peut provoquer une irritation ou une brûlure.

Cette mesure aide à soulager les symptômes, mais elle ne répare pas la cause de la douleur. Si un ligament a été étiré, si un tendon est irrité ou si une autre structure du genou est atteinte, le repos adapté et l’évaluation de la blessure restent nécessaires.

Les antalgiques et les anti-inflammatoires peuvent parfois être proposés pour limiter la douleur, mais leur utilisation doit être discutée avec un professionnel de santé ou un pharmacien. Certaines maladies, allergies, interactions médicamenteuses ou situations particulières peuvent contre-indiquer ces traitements. Évitez surtout de prolonger l’automédication si la douleur ne s’améliore pas.

Utiliser une genouillère seulement si elle apporte un vrai soutien

Une genouillère peut rassurer et limiter certains mouvements douloureux, notamment lorsqu’une légère sensation d’instabilité accompagne la gêne. Elle ne remplace cependant ni l’examen médical, ni la rééducation, ni le repos relatif. Le maintien doit vous aider à bouger plus sereinement, pas vous permettre de forcer malgré la douleur.

Une genouillère souple apporte surtout une sensation de maintien et de confort. Une orthèse équipée de renforts latéraux peut offrir un soutien plus marqué lorsque le ligament collatéral médial a été sollicité, mais son choix dépend de la cause et du niveau d’instabilité. Sans diagnostic, il n’est pas possible de recommander un modèle précis à distance.

Vérifiez que le dispositif ne serre pas excessivement, ne provoque pas d’engourdissement et ne modifie pas votre façon de marcher. Retirez-le si la douleur augmente, si le pied devient froid ou si des fourmillements apparaissent. Une genouillère qui masque une aggravation peut retarder la consultation nécessaire.

Savoir quand consulter rapidement

Un avis médical rapide est nécessaire dans plusieurs situations. Consultez sans attendre si vous présentez :

  • Une douleur importante après un choc ou un mouvement forcé.
  • Une sensation de déboîtement ou une instabilité qui empêche de marcher normalement.
  • Une impossibilité de prendre appui sur la jambe.
  • Un gonflement marqué ou apparu rapidement.
  • Un genou bloqué, qui ne se plie ou ne se tend plus correctement.
  • Une ecchymose étendue autour de l’articulation.
  • De la fièvre, une rougeur ou une zone chaude autour du genou.
  • Une douleur du mollet, surtout si elle s’accompagne d’un essoufflement.

Une consultation est aussi indiquée si la douleur persiste malgré quelques jours de repos relatif, revient à chaque reprise ou empêche vos activités habituelles. Le professionnel pourra rechercher une entorse du ligament collatéral médial, une atteinte méniscale ou une irritation tendineuse, puis proposer une rééducation adaptée.

Identifier la vraie cause de la douleur sur le côté interne du genou

Une douleur située sur la face interne du genou ne permet pas, à elle seule, d’identifier une tendinite du ligament latéral interne. Plusieurs structures se trouvent dans cette zone, parfois à quelques centimètres seulement les unes des autres. L’origine de la douleur, le contexte d’apparition et les mouvements qui la déclenchent orientent donc l’évaluation.

Différencier le ligament collatéral médial d’une tendinopathie de la patte d’oie

Le ligament collatéral médial, aussi appelé ligament latéral interne, se trouve sur le bord interne du genou. Il contribue à maintenir l’articulation lorsque la jambe tend à partir vers l’extérieur. Une douleur à cet endroit peut apparaître après un choc venant de l’extérieur, une réception déséquilibrée ou un mouvement forcé qui étire le ligament.

Les tendons de la patte d’oie sont situés un peu plus bas, sur la partie interne du tibia. Ils réunissent plusieurs muscles de la cuisse et peuvent devenir sensibles après une surcharge répétée, une course plus longue que d’habitude, des montées fréquentes ou un déséquilibre musculaire. La douleur est souvent plus basse que celle d’une atteinte ligamentaire, mais cette différence n’est pas toujours facile à repérer soi-même.

Les symptômes peuvent se ressembler : gêne à la marche, douleur dans les escaliers, sensibilité au toucher ou inconfort pendant la flexion. Une localisation approximative ne suffit pas pour choisir une genouillère, des exercices ou un traitement. L’examen d’un médecin ou d’un kinésithérapeute permet de comparer les zones douloureuses, la stabilité et les mouvements du genou.

Reconnaître les autres causes possibles d’une douleur interne

Une lésion du ménisque interne peut provoquer une douleur pendant la rotation, l’accroupissement ou la montée des escaliers. Des claquements, une sensation d’accrochage ou un blocage doivent attirer l’attention, surtout après un mouvement de torsion. Ils ne prouvent toutefois pas à eux seuls une atteinte méniscale.

L’arthrose peut entraîner une douleur plus diffuse, une raideur au démarrage, des craquements et une gêne après un effort. Une irritation de la bourse située près de la patte d’oie peut aussi rendre la zone sensible, notamment à la pression ou lorsque le genou reste fléchi longtemps. La douleur peut également venir de la hanche ou du dos, puis être ressentie autour du genou.

Chez les sportifs, une mauvaise charge d’entraînement est une cause fréquente de douleur : reprise trop rapide, changement de chaussures, augmentation du kilométrage, terrain différent ou récupération insuffisante. La gêne peut apparaître progressivement, sans choc précis. À l’inverse, un gonflement rapide, une instabilité ou une impossibilité de prendre appui nécessitent un avis médical rapide.

Comprendre le rôle de l’examen médical et de l’imagerie

Le professionnel commence par vous interroger sur les circonstances : choc, torsion, course, reprise sportive, douleur au repos, gonflement et évolution des symptômes. Il observe ensuite votre marche, recherche une douleur à la palpation et vérifie l’amplitude, la force ainsi que la stabilité du genou.

La radiographie sert surtout à rechercher une atteinte osseuse, un pincement articulaire ou des signes d’arthrose. Elle ne montre pas correctement les tendons et les ligaments. L’échographie peut aider à examiner certaines structures superficielles, comme les tendons et le ligament collatéral médial. L’IRM apporte une analyse plus complète des ligaments, des tendons, du ménisque et du cartilage lorsque la situation le justifie.

Une douleur récente, modérée et sans signe inquiétant ne nécessite pas toujours une imagerie immédiate. L’examen clinique guide d’abord la décision. Si la douleur persiste, s’aggrave ou s’accompagne d’un blocage, d’un gonflement important ou d’une instabilité, des examens complémentaires peuvent devenir utiles avant de poursuivre le traitement.

Rééduquer le genou et reprendre le sport sans relancer l’inflammation

La rééducation commence lorsque la douleur aiguë diminue, mais elle ne consiste pas à reprendre immédiatement le sport. L’objectif est de retrouver une mobilité confortable, une bonne stabilité et une force suffisante, sans provoquer de réaction du genou après l’effort. Un kinésithérapeute peut adapter les exercices à la structure réellement atteinte, qu’il s’agisse du ligament collatéral médial, d’un tendon voisin ou d’une autre cause de douleur interne.

Commencer par retrouver une mobilité confortable

Au début, privilégiez des mouvements simples et contrôlés : pliez puis tendez doucement le genou dans une amplitude confortable, sans chercher à atteindre immédiatement la flexion maximale. Vous pouvez aussi réaliser des contractions isométriques du quadriceps, en contractant la cuisse quelques secondes sans bouger la jambe. Ces exercices entretiennent le mouvement et limitent la perte de force, sans imposer une charge importante au ligament ou aux tendons.

Les mouvements de cheville, comme les flexions du pied vers vous puis vers l’avant, favorisent la circulation et évitent que toute la jambe ne se raidisse. Une marche courte sur terrain plat peut également être conservée si vous ne boitez pas et si la douleur reste faible. Réalisez ces mouvements régulièrement dans la journée, plutôt qu’une longue séance qui fatiguerait l’articulation.

Une légère gêne peut être acceptable, mais la douleur ne doit pas augmenter nettement pendant l’exercice ni dans les 24 heures suivantes. Arrêtez en cas de douleur vive, de blocage, d’instabilité ou de gonflement qui apparaît ou s’accentue. Pas de forcing : un genou irrité a besoin d’une charge dosée, pas d’une épreuve supplémentaire.

Renforcer progressivement les muscles qui stabilisent le genou

Lorsque les exercices simples sont bien tolérés, la progression peut intégrer les ponts, le renforcement du quadriceps, les extensions et les abductions de hanche. Les fessiers aident à contrôler l’alignement de la cuisse, les ischio-jambiers participent à la stabilité arrière et le quadriceps contrôle la flexion du genou, notamment lors de la marche, des escaliers et des réceptions.

Les demi-squats et l’équilibre sur un pied viennent ensuite, avec une amplitude réduite et un appui stable au départ. Gardez le genou orienté dans l’axe du pied. Il ne doit pas rentrer vers l’intérieur, surtout lorsque vous fléchissez la jambe ou transférez votre poids.

Voici les erreurs les plus fréquentes à éviter :

  • Augmenter la charge, les répétitions ou la difficulté trop rapidement.
  • Descendre trop bas alors que la mobilité n’est pas encore confortable.
  • Laisser le dos compenser un manque de force des jambes ou des hanches.
  • Continuer malgré un gonflement ou une douleur plus forte le lendemain.
  • Rechercher la performance avant de maîtriser un mouvement propre.

La qualité du geste compte davantage que le nombre de répétitions. Un accompagnement en kinésithérapie permet de corriger les compensations et de choisir une progression adaptée à votre niveau.

Reprendre la course, les sauts et les changements de direction par paliers

La reprise sportive doit suivre une logique simple : marche rapide, alternance entre marche et jogging, course continue, accélérations légères, puis changements de direction et gestes propres à votre discipline. Les sauts et les réceptions arrivent après le retour d’une course stable, car ils imposent une charge plus forte au genou.

N’augmentez qu’une variable à la fois : la durée, la vitesse, la fréquence des séances ou la difficulté du terrain. Si vous augmentez tout le même jour, vous ne saurez pas ce qui a déclenché la réaction douloureuse. Entre deux étapes, vérifiez que vous marchez sans boiterie, que l’amplitude est presque complète et que le genou ne gonfle pas après l’effort.

Une reprise réussie ne se mesure pas seulement pendant la séance. La réaction du genou dans les 24 heures est un repère tout aussi important.

Si la douleur augmente clairement, revenez au palier précédent pendant quelques jours et demandez conseil si la situation ne se stabilise pas. Les changements de direction, les pivots et les contacts doivent être réintroduits uniquement lorsque la force et le contrôle de la jambe sont suffisants.

Corriger les facteurs qui entretiennent la douleur

Une surcharge d’entraînement, une hausse rapide du kilométrage, une surface inhabituelle ou des chaussures très usées peuvent entretenir l’irritation. Le manque de récupération joue aussi un rôle, surtout lorsque les séances s’enchaînent sans laisser au genou le temps de réagir favorablement.

Un échauffement progressif prépare les muscles et les articulations avant la course ou les exercices dynamiques. Après l’effort, prévoyez une récupération suffisante et alternez les activités : vélo doux, natation adaptée, renforcement contrôlé et marche ne sollicitent pas le genou de la même manière. Votre poids, la mobilité de la cheville et de la hanche, ainsi que la qualité du geste peuvent également influencer les contraintes. Il ne s’agit pas de culpabiliser, mais d’identifier les éléments modifiables.

Évaluer le délai de guérison sans se fier à un calendrier rigide

Le délai dépend de la structure atteinte, de la gravité de la lésion, de l’ancienneté de la douleur, de votre activité et de la régularité de la rééducation. Une irritation légère peut s’améliorer en quelques semaines, tandis qu’une entorse du ligament collatéral médial ou une douleur persistante demande souvent davantage de temps.

Le calendrier ne doit pas remplacer les signes cliniques. Si les progrès stagnent, si le gonflement revient ou si la douleur s’aggrave à chaque reprise, faites réévaluer le genou. Une nouvelle consultation peut être nécessaire avant de poursuivre les exercices ou de reprendre les sports avec pivots et sauts.

Éviter les erreurs fréquentes et protéger le genou sur le long terme

Une amélioration de la douleur ne signifie pas toujours que le genou est prêt à reprendre toutes les contraintes. Pour traiter correctement une tendinite ou une irritation située sur la face interne du genou, il faut surtout respecter la réaction de l’articulation, progresser par étapes et éviter les gestes qui entretiennent l’inflammation.

Les pratiques à éviter pendant la phase douloureuse

Les étirements forcés sont rarement une bonne idée lorsque la zone est très sensible. Tirer fortement sur la jambe ou chercher à gagner rapidement de l’amplitude peut augmenter la tension sur le ligament collatéral médial et les tendons voisins. Privilégiez des mouvements lents, dans une amplitude confortable, sans rebond ni douleur vive.

Un massage appuyé directement sur la zone douloureuse peut également irriter les tissus. Si le simple contact déclenche une douleur nette, évitez de pétrir ou de presser cette partie du genou. Un professionnel pourra utiliser des techniques adaptées, mais l’automassage énergique n’accélère pas forcément la récupération.

Reprendre un entraînement en traversant une douleur qui augmente expose à une nouvelle irritation. Une gêne légère et stable peut parfois être tolérée pendant certains exercices, mais la douleur ne doit pas progresser au fil de la séance. Les pivots, les sauts, les changements de direction et les flexions profondes sont à réduire tant qu’ils réveillent les symptômes.

Changer régulièrement de traitement complique aussi le suivi. Alterner sans méthode entre chaleur, froid, massages, exercices et repos complet peut donner l’impression d’agir, sans permettre d’identifier ce qui aide réellement. Gardez une approche stable pendant quelques jours et demandez conseil si l’évolution reste insuffisante.

La chaleur peut être agréable en cas de raideur, notamment avant une mobilisation douce. Elle n’est cependant pas toujours adaptée juste après une activité qui a augmenté le gonflement. Dans ce contexte, le froid, le repos relatif et la surélévation de la jambe peuvent être plus appropriés.

Enfin, l’immobilisation totale prolongée n’est pas une solution de confort à long terme. Elle peut réduire la force musculaire, raidir le genou et rendre la reprise plus difficile. Sauf indication médicale, conservez des mouvements doux et des déplacements courts, sans boiter ni forcer.

Surveiller les bons indicateurs avant d’augmenter l’activité

Pour savoir si vous pouvez augmenter la charge, observez le genou pendant l’exercice, dans les heures qui suivent et le lendemain. Le soulagement obtenu pendant quelques heures ne suffit pas : une amélioration durable compte davantage qu’un effet temporaire.

Utilisez cette courte grille de suivi :

  • Notez l’intensité de la douleur, au repos, à la marche et pendant l’exercice.
  • Vérifiez si le genou gonfle après l’activité ou en fin de journée.
  • Observez votre démarche : une boiterie indique que la charge reste trop élevée.
  • Contrôlez l’amplitude, en vérifiant que le genou se plie et se tend sans blocage.
  • Repérez une sensation d’instabilité, de dérobement ou de manque de confiance.
  • Évaluez la tolérance des exercices, sans vous arrêter uniquement au ressenti immédiat.
  • Comparez l’état du genou le lendemain matin avec celui de la veille.

Si le genou reste plus douloureux ou plus gonflé pendant plus de 24 heures après une séance, réduisez la durée, le nombre de répétitions ou l’intensité. Revenez au palier précédent jusqu’à ce que la réaction se stabilise. En cas de gonflement répété, d’instabilité ou de progrès insuffisants, un avis médical ou kinésithérapique est préférable.

Prévenir les récidives après la reprise

La prévention commence avant la disparition complète des symptômes. Reprenez d’abord les activités simples, puis augmentez progressivement la durée et la difficulté. Évitez de modifier en même temps la distance, la vitesse, le terrain et la fréquence des séances. Une seule évolution à la fois permet de mieux comprendre la réaction du genou.

Continuez le renforcement du quadriceps, des fessiers, des ischio-jambiers et des muscles de la hanche, même lorsque la douleur a disparu. Ces muscles participent au contrôle de la jambe et réduisent les contraintes mal réparties pendant la marche, la course ou les changements de direction. Un échauffement adapté et des jours de récupération complètent cette protection.

Si les épisodes se répètent, ne vous contentez pas de calmer la douleur à chaque fois. Il faut rechercher une instabilité, un geste mal contrôlé, une surcharge persistante ou une autre cause articulaire, comme une atteinte méniscale. Une consultation permet de réévaluer le diagnostic et d’ajuster les exercices.

Une genouillère peut compléter la prévention dans certaines activités, surtout si elle améliore le confort ou la confiance pendant une reprise. Elle ne remplace toutefois ni la force musculaire, ni le contrôle du membre inférieur, ni une progression adaptée. Portez-la comme un soutien, pas comme une autorisation de dépasser vos limites.

Questions fréquentes

Une douleur située sur la face interne du genou soulève souvent les mêmes interrogations : faut-il continuer à bouger, porter une genouillère, consulter ou réaliser une IRM ? Les réponses dépendent de l’intensité des symptômes, de leur évolution et de la cause réelle, car une irritation tendineuse ne se traite pas exactement comme une entorse du ligament collatéral médial.

Peut-on marcher avec une douleur du ligament latéral interne du genou ?

Oui, la marche reste souvent possible si elle ne provoque pas de boiterie importante, de sensation d’instabilité ou d’augmentation nette de la douleur. Avancez lentement sur terrain plat, réduisez la distance habituelle et évitez, pendant quelques jours, les chemins irréguliers, les pentes et les escaliers répétés.

La réaction du genou après la marche compte autant que la douleur ressentie pendant l’effort. Si le genou gonfle, devient plus douloureux dans les heures suivantes ou reste très sensible le lendemain, diminuez encore la durée des déplacements. Lorsque l’appui est très difficile, qu’une instabilité apparaît ou que vous ne pouvez pas marcher normalement, consultez rapidement.

Faut-il mettre une genouillère la nuit ?

Pour une irritation simple, porter une genouillère pendant la nuit n’est généralement pas nécessaire. Le genou a surtout besoin d’une position confortable, sans pression excessive, et d’une liberté de mouvement suffisante pour éviter la raideur au réveil.

Une orthèse peut toutefois être prescrite dans certaines situations particulières, par exemple après une lésion ligamentaire nécessitant un maintien précis. Dans ce cas, respectez les consignes du professionnel de santé et ne modifiez pas seul le réglage du dispositif.

Une genouillère trop serrée peut provoquer des fourmillements, un engourdissement, une gêne ou une mauvaise circulation. Si votre pied devient froid, pâle, douloureux ou moins sensible, retirez-la et demandez un avis médical. Un maintien utile doit rassurer et soutenir, pas comprimer la jambe pendant plusieurs heures.

La tendinite du côté interne du genou peut-elle guérir sans kinésithérapie ?

Une irritation légère peut parfois s’améliorer sans kinésithérapie, grâce à une adaptation temporaire de l’activité, des mouvements doux et une reprise progressive. Cette évolution reste plus probable lorsque la douleur diminue régulièrement, que la marche redevient normale et qu’aucune faiblesse ni instabilité n’est présente.

La kinésithérapie devient particulièrement utile lorsque la douleur persiste, récidive à chaque reprise, limite la flexion ou l’extension, ou s’accompagne d’une perte de force. Le kinésithérapeute vérifie les mouvements, repère les compensations et choisit des exercices adaptés à votre condition physique et à la structure irritée.

Il peut aussi vous aider à doser les charges, à corriger l’alignement de la jambe et à reprendre le sport sans brûler les étapes. L’objectif n’est pas de multiplier les exercices, mais de choisir les bons exercices au bon moment.

Peut-on faire du vélo avec cette douleur ?

Le vélo peut parfois être maintenu à faible résistance si le pédalage reste fluide, confortable et sans douleur croissante. Commencez par une courte durée, sur terrain plat ou sur un vélo d’appartement, puis observez la réaction du genou pendant la séance et dans les 24 heures suivantes.

Réglez correctement la selle : une position trop basse augmente généralement la flexion du genou et peut accentuer les contraintes. Évitez les gros braquets, les accélérations et les longues montées tant que la zone interne reste sensible.

Arrêtez la séance si la douleur augmente, si le pédalage devient irrégulier ou si un gonflement apparaît après l’effort. Une gêne légère et stable peut parfois être tolérée, mais elle ne doit pas progresser ni modifier votre mouvement. Reprenez par paliers, en augmentant d’abord la durée, puis la résistance.

Quand faut-il passer une IRM du genou ?

Une IRM du genou n’est pas automatique devant une douleur interne récente. La décision dépend de l’examen clinique, du contexte d’apparition et de l’évolution des symptômes, avec une recherche ciblée d’une lésion du ménisque, d’un ligament, d’un tendon ou d’une autre structure articulaire.

Elle peut être envisagée lorsque la douleur persiste malgré une prise en charge adaptée, ou lorsqu’un blocage, une instabilité, un gonflement répété ou une limitation importante des mouvements apparaît. Après un traumatisme important, elle peut également aider à préciser l’étendue d’une lésion ligamentaire ou méniscale.

Une radiographie ou une échographie peut parfois être plus pertinente selon la suspicion du médecin. L’IRM complète l’examen, mais ne le remplace pas : une image anormale n’explique pas toujours, à elle seule, la douleur ressentie. L’imagerie doit donc répondre à une question précise et guider la suite du traitement.

Conclusion

Pour savoir comment traiter une tendinite du ligament latéral interne du genou, commencez par réduire les activités douloureuses, sans immobiliser complètement l’articulation. Le froid, une gestion prudente de la douleur et des mouvements doux peuvent aider à retrouver progressivement une marche confortable. Lorsque les symptômes diminuent, le traitement se poursuit par un renforcement adapté du quadriceps, des fessiers, des ischio-jambiers et des muscles de la hanche.

L’expression « tendinite du ligament latéral interne » peut toutefois désigner plusieurs problèmes. Une douleur sur la face interne du genou peut venir du ligament collatéral médial, des tendons de la patte d’oie, du ménisque ou de l’articulation. Un examen professionnel reste nécessaire en cas de doute, de traumatisme, de gonflement important, d’instabilité, de blocage ou de douleur persistante.

Rassurez-vous, une irritation légère s’améliore souvent avec une charge mieux dosée et une reprise progressive. Ne reprenez pas trop vite la course, les sauts ou les changements de direction. Écoutez la réaction de votre genou pendant l’effort, puis dans les 24 heures suivantes. Si la récupération stagne, si la douleur revient ou si le genou gonfle, demandez un avis médical avant de poursuivre.

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