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Comment faire un bunny up en vtt ?

Le bunny up en VTT est un saut sans rampe qui permet de franchir un obstacle, comme une racine ou une pierre, ou de décoller les deux roues du sol. Pour savoir comment faire un bunny up en VTT, retenez d’abord le principe essentiel : le mouvement se réalise en deux temps, en levant la roue avant, puis la roue arrière, sans tirer brutalement sur le guidon.

Si vous débutez, inutile de chercher la hauteur dès les premiers essais. Vous devez d’abord apprendre à déplacer votre poids, à alléger la roue avant, puis à ramener les jambes pour décoller la roue arrière, le tout sur une zone plate, dégagée et à vitesse réduite. Quelques exercices au sol vous aideront à comprendre le geste, tandis qu’un réglage adapté du vélo, une selle légèrement abaissée et des freins correctement contrôlés faciliteront vos premiers progrès.

Portez un casque, choisissez un terrain sans obstacle dangereux et gardez les doigts prêts à freiner, sans bloquer les roues en plein mouvement. La méthode la plus sûre consiste à maîtriser chaque étape séparément avant d’enchaîner les deux mouvements et de tenter un saut plus haut. Commencez par vérifier votre position et votre équipement, puis passez aux exercices préparatoires.

Points clés à retenir

  • Le bunny up en VTT se réalise en deux temps : allégez la roue avant, puis ramenez les jambes pour décoller la roue arrière.
  • Gardez les pédales à l’horizontale, les genoux fléchis et le regard dirigé vers la zone d’atterrissage.
  • Entraînez-vous d’abord à faible vitesse, sur un terrain plat, dégagé et sans obstacle.
  • Ne tirez pas brutalement sur le guidon : le mouvement vient surtout du déplacement du poids et de l’action des jambes.
  • Portez un casque, baissez légèrement la selle et progressez par étapes avant de franchir une racine ou une pierre.

Comment faire un bunny up en VTT sans perdre l’équilibre

Pour réussir un bunny up en VTT, vous devez garder le contrôle du vélo à chaque étape. Le geste repose sur le déplacement du corps, la souplesse des articulations et une bonne coordination entre les bras et les jambes. Ne cherchez pas à sauter haut immédiatement. Commencez par sentir comment le vélo réagit, puis augmentez progressivement l’amplitude du mouvement.

La bonne position avant de décoller

Avant de décoller, roulez à faible allure sur un sol plat, dégagé et sans obstacle. Cette première étape peut sembler simple, mais elle vous permet de vous concentrer sur votre équilibre sans ajouter la difficulté d’une racine, d’une pierre ou d’un talus.

Placez les pédales à l’horizontale, avec un pied légèrement devant l’autre. Gardez les genoux et les coudes légèrement fléchis, les talons bas et le poids centré entre les deux roues. Votre bassin doit rester libre de bouger, sans être bloqué par une position trop rigide. Le regard se porte déjà vers la zone où vous souhaitez retomber, pas sur la roue avant.

Restez souple, comme si vos bras et vos jambes étaient des amortisseurs. Un pilote raide transmet chaque mouvement au vélo et perd rapidement sa stabilité. À l’inverse, une position relâchée vous aide à corriger la trajectoire et à accompagner les réactions du VTT.

Choisissez un rapport assez facile, qui vous permet de pédaler sans forcer. Gardez un ou deux doigts prêts sur les freins, mais utilisez-les avec modération. Évitez de serrer brusquement le frein avant, surtout au moment du décollage. Avant chaque essai, vérifiez que vos chaussures restent bien en contact avec les pédales et que la selle ne gêne pas le mouvement du bassin.

Lever la roue avant avec les bras et le bassin

Le premier temps du bunny up consiste à alléger la roue avant. Commencez par fléchir légèrement les bras et les jambes, puis appuyez brièvement sur le vélo pour charger la suspension. Dans le même mouvement, déplacez votre bassin vers l’arrière et allégez vos bras.

Le guidon se soulève alors grâce au déplacement de votre corps, et non en tirant fortement avec les bras. Imaginez que vous éloignez votre bassin du guidon pour libérer la roue avant. Les bras accompagnent le mouvement, mais ils ne doivent pas arracher le vélo vers vous. Une traction excessive déséquilibre le haut du corps et rend la réception plus difficile.

Gardez les doigts prêts à freiner, tout en évitant de freiner pendant le décollage. Le freinage coupe l’élan et peut faire replonger la roue avant de manière brutale. Si vous sentez que le vélo monte trop, reposez simplement la roue et reprenez à une amplitude plus faible.

Pour apprendre ce mouvement, réalisez un exercice très court :

  1. Roulez lentement sur quelques mètres, les pédales à l’horizontale.
  2. Fléchissez légèrement les bras et les jambes.
  3. Déplacez le bassin vers l’arrière pour lever la roue avant de quelques centimètres.
  4. Reposez immédiatement la roue, puis recommencez.

Ne cherchez pas encore à franchir un obstacle. Vous devez d’abord contrôler la hauteur de la roue avant, sa trajectoire et sa repose. Lorsque le geste devient naturel, vous pouvez passer au déplacement de la roue arrière.

Ramener la roue arrière en pliant les jambes

Une fois la roue avant allégée, le deuxième temps consiste à faire monter l’arrière du vélo sous votre corps. Poussez légèrement le guidon vers l’avant, puis remontez les genoux vers le torse. Vos pieds accompagnent le mouvement avec les pédales, sans chercher à les arracher.

La sensation recherchée ressemble davantage à un vélo qui monte sous vous qu’à un saut où vous tirez toute la machine. En pliant les jambes, vous libérez la roue arrière et réduisez la charge qui repose sur elle. Le contact entre vos chaussures et les pédales reste stable, mais vos chevilles et vos genoux doivent conserver assez de souplesse.

Ne tentez pas de lever l’arrière avant d’avoir suffisamment allégé l’avant. Si les deux mouvements sont inversés, la roue arrière reste collée au sol et vous risquez de pousser le vélo vers l’avant. Le bunny up en deux temps demande donc une bonne continuité : la roue avant monte, puis les jambes ramènent la roue arrière.

Commencez avec une petite ligne tracée au sol ou un bâton souple posé à plat. Cet exercice vous permet d’observer le passage de la roue avant, puis de la roue arrière, sans créer de danger inutile. Évitez les obstacles durs, hauts ou mal visibles, même si vous avez déjà réussi quelques essais. Une racine ou une pierre ne pardonne pas toujours une mauvaise trajectoire.

La roue arrière doit rester libre, mais vos pieds ne doivent jamais perdre leur contact stable avec les pédales.

Travaillez lentement et répétez le même mouvement plusieurs fois. La hauteur viendra avec la coordination, pas avec un effort plus violent sur le guidon. Si le vélo part de côté, réduisez l’amplitude et vérifiez que vos épaules restent orientées dans l’axe du déplacement.

Réussir une réception stable et contrôler le vélo

La réception commence avant même que les roues touchent le sol. Gardez le regard dirigé vers la sortie de l’obstacle ou la zone où vous voulez rouler ensuite. Si vous fixez la roue avant, votre corps se crispe et vous corrigez trop tard la trajectoire.

Pendant la descente, gardez les roues alignées dans l’axe du déplacement. Les genoux et les coudes restent fléchis afin d’absorber le contact avec le sol. Vous pouvez poser les deux roues presque en même temps, mais un léger contact de la roue arrière ou de la roue avant est normal lors des premiers essais. L’objectif est surtout de rester équilibré et de poursuivre votre trajectoire.

Évitez trois réactions fréquentes :

  • Vous raidir au moment de retomber. Gardez les articulations souples et accompagnez le vélo au lieu de bloquer les bras.
  • Atterrir sur la roue avant. Déplacez légèrement le bassin vers l’arrière et conservez le regard vers la sortie.
  • Serrer brusquement le frein avant. Laissez d’abord le vélo se stabiliser, puis ralentissez progressivement si le terrain le demande.

Après le contact avec le sol, reprenez le pédalage sans à-coup. Si vous devez freiner, utilisez les deux freins avec douceur, en particulier sur une surface irrégulière ou glissante. Un bunny up réussi ne se limite pas au décollage : vous devez aussi garder une trajectoire propre, absorber la réception et rester prêt pour la suite du chemin.

Commencez toujours sur un terrain facile, avec une vitesse que vous contrôlez parfaitement. Lorsque le mouvement devient fluide, vous pourrez franchir une petite ligne, puis une racine basse ou un obstacle clairement identifié. Progression régulière, position souple et regard porté loin devant : c’est cette combinaison qui vous aide à faire un bunny up en VTT sans perdre l’équilibre.

Les exercices qui font progresser rapidement en bunny up

Pour progresser rapidement en bunny up, vous devez répéter des mouvements simples, propres et contrôlés. La hauteur vient ensuite. Une séance courte, réalisée régulièrement sur un terrain adapté, vaut mieux qu’une longue série d’essais où la fatigue dégrade votre position et vos réceptions.

S’entraîner d’abord à lever chaque roue séparément

Commencez sur une surface régulière, plate et dégagée, comme une zone en herbe courte ou un espace stabilisé sans circulation. Tracez une ligne au sol, posez une petite marque ou utilisez un objet très bas et souple comme repère visuel. L’objectif n’est pas encore de sauter, mais de comprendre comment chaque roue quitte le sol.

Pour travailler la roue avant, roulez très lentement, les pédales à l’horizontale et les doigts prêts sur les freins. Fléchissez légèrement les bras et les jambes, puis déplacez le bassin vers l’arrière en allégeant les bras. La roue avant doit monter de quelques centimètres, avant de redescendre aussitôt.

Réalisez 8 à 10 levées contrôlées, puis faites une pause. Ne cherchez pas à maintenir la roue en l’air longtemps. Le bon repère est plus simple : vous sentez que le vélo devient léger à l’avant, sans que vos bras se tendent ni que votre bassin parte brutalement vers l’arrière.

Le point d’équilibre se trouve juste avant le basculement. Vous le reconnaîtrez lorsque le guidon monte facilement et que vous pouvez reposer la roue avec une légère correction du corps. Si vous devez tirer fort ou si vous avez peur de partir en arrière, réduisez l’amplitude. Le but est de rester maître du mouvement à chaque instant.

Travaillez ensuite la roue arrière. Après avoir roulé lentement, poussez légèrement le guidon vers l’avant et remontez les genoux vers le torse. Vos pieds restent en contact avec les pédales, tandis que vos jambes pliées permettent au cadre de remonter sous vous.

Répétez ce mouvement 8 à 10 fois, sans chercher une grande hauteur. Un petit décollement suffit pour sentir que la roue arrière se libère. Vous pouvez placer une ligne au sol et essayer de faire passer la roue arrière au-dessus, après avoir laissé la roue avant la franchir. Si l’arrière reste collé, vérifiez que vos jambes ne sont pas raides et que vous n’appuyez pas trop longtemps sur les pédales.

Vous pouvez passer à l’exercice suivant lorsque vous réussissez plusieurs levées sans écart de trajectoire, sans perte de contact avec les pédales et sans réception sèche. Faites une pause de quelques minutes entre les séries. La précision compte davantage que le nombre de tentatives.

Passer d’un mouvement en deux temps à un bunny up fluide

Reprenez maintenant les deux gestes, mais sans marquer de pause entre la roue avant et la roue arrière. Roulez toujours sur un terrain plat, avec une vitesse faible et régulière. L’objectif est de garder le même rythme, comme si le vélo suivait un mouvement continu sous votre corps.

Commencez par alléger la roue avant avec le bassin, puis enchaînez immédiatement avec le déplacement du guidon vers l’avant et la remontée des genoux. Votre bassin recule légèrement, vos bras s’étendent sans se bloquer et vos genoux remontent pour regrouper le vélo. Ne cherchez pas à tirer le VTT vers vous avec les bras.

Réalisez 6 à 8 enchaînements, puis observez le résultat. Une progression intéressante peut rester très basse : la roue avant se lève, la roue arrière se décolle à son tour, puis les deux roues retouchent le sol sans mouvement brusque. Vous pouvez même réduire volontairement l’amplitude si vous avez tendance à forcer.

La fluidité vient du rythme et du relâchement, pas d’un effort plus important sur le guidon.

Le signe de progression n’est pas seulement la hauteur. Vous avancez lorsque les deux roues quittent le sol dans le bon ordre, que le vélo reste droit et que la réception devient plus silencieuse. Si vous entendez un choc marqué à chaque essai, revenez à une amplitude plus faible et laissez davantage les genoux et les coudes absorber le contact avec le sol.

Pour éviter les mauvais automatismes, arrêtez une série dès que votre geste se dégrade. Multiplier les tentatives fatiguées ne remplace pas une répétition propre. Faites plutôt deux ou trois séries courtes, avec une pause d’une minute entre chacune. Le corps mémorise mieux un mouvement précis qu’une succession de sauts désordonnés.

Franchir une petite barre puis augmenter la difficulté

Lorsque le bunny up devient régulier sur une ligne, placez un objet mou ou facilement déplaçable perpendiculairement à votre trajectoire. Une petite corde, une baguette souple ou un objet posé à plat convient mieux qu’une branche rigide. Commencez par une hauteur minimale, presque symbolique.

Roulez à allure lente, regardez la zone située après l’obstacle et déclenchez le mouvement avant d’arriver dessus. Le but est de conserver le geste appris, pas de réagir au dernier moment. Essayez 5 à 8 passages, puis reposez-vous et vérifiez si les deux roues franchissent l’objet dans l’axe.

Augmentez la hauteur très lentement, uniquement si plusieurs passages restent propres. Un obstacle plus haut ne doit pas vous obliger à tirer plus fort, à accélérer ou à atterrir sur la roue avant. Si l’un de ces éléments apparaît, revenez à la hauteur précédente.

Vous pouvez ensuite varier une seule difficulté à la fois :

  • Placez un objet un peu plus long, tout en conservant une faible hauteur.
  • Travaillez sur une légère montée, avec une vitesse toujours maîtrisée.
  • Ajoutez une sortie de virage large, sans obstacle supplémentaire.
  • Essayez un sol légèrement irrégulier, uniquement lorsque la trajectoire reste stable.

Une marche, une pierre rigide ou une pente raide sont de mauvaises options pour les premières séances. Elles pardonnent peu une roue avant trop basse, une trajectoire de travers ou une réception trop lourde. Choisissez un environnement où vous pouvez poser le pied facilement et abandonner l’essai sans danger.

Arrêtez la séance si votre regard revient constamment au sol, si le vélo part de côté, si vos réceptions deviennent bruyantes ou si vous manquez plusieurs fois le même obstacle. Ce sont des signes de fatigue ou d’amplitude excessive. Reprendre le contrôle sur une ligne basse est plus utile que d’insister sur un obstacle devenu trop difficile.

Corriger les blocages les plus courants

Chaque difficulté possède souvent une cause identifiable. Corrigez un seul élément à la fois, puis revenez à un exercice facile pour vérifier que le changement fonctionne.

Problème rencontréCause probableCorrection à essayer
La roue avant ne décolle pasVotre position reste trop avancée ou vos bras tirent seuls.Reculez davantage le bassin et entraînez-vous à alléger l’avant sur quelques centimètres.
La roue arrière reste au solVos jambes sont trop raides ou vous essayez de soulever le vélo avec les bras.Poussez légèrement le guidon vers l’avant, puis remontez les genoux sur une ligne au sol.
Le vélo part de côtéVos épaules ou votre bassin ne restent pas dans l’axe.Réduisez la hauteur et répétez le mouvement sur une trajectoire parfaitement droite.
La réception est trop forteVous vous raidissez avant le contact ou vous cherchez trop de hauteur.Diminuez l’amplitude et laissez les genoux et les coudes absorber la descente.
Le geste devient trop lentVous marquez une pause entre les deux roues.Travaillez des enchaînements très bas, avec un rythme continu et sans forcer.
Vous retombez sur le guidonVotre poids part vers l’avant ou votre regard reste fixé au sol.Regardez la sortie, reculez légèrement le bassin et répétez à vitesse réduite.

Ne culpabilisez pas si un blocage revient. Le bunny up demande une coordination précise, et chaque correction doit rester progressive. Dès qu’une erreur apparaît plusieurs fois, baissez la difficulté, faites quelques répétitions propres, puis arrêtez avant que la fatigue ne s’installe.

Une séance de 20 à 30 minutes peut suivre ce format :

  1. Cinq minutes de roulage lent pour vérifier la position, les freins et la souplesse du corps.
  2. Cinq minutes de levées séparées, avec 8 à 10 répétitions par roue.
  3. Dix minutes d’enchaînements bas, répartis en séries de 6 à 8 essais.
  4. Cinq minutes de franchissement d’une petite corde ou d’une ligne surélevée.
  5. Quelques passages faciles pour terminer avec un mouvement maîtrisé.

Entraînez-vous deux ou trois fois par semaine, en gardant des pauses entre les séries. Vous progresserez lorsque vous pourrez répéter le même geste sans précipitation, avec un vélo droit et une réception souple. C’est cette régularité qui vous rapproche d’un bunny up fiable en VTT.

Préparer son VTT et rouler en sécurité pour apprendre le bunny up

Avant de chercher à franchir une racine ou à gagner de la hauteur, prenez le temps de préparer votre VTT et votre environnement. Le matériel facilite le mouvement, mais il ne remplace pas la technique : un vélo bien réglé accompagne vos gestes, tandis que votre équilibre, votre souplesse et votre maîtrise du freinage restent les éléments les plus importants.

Une vérification rapide avant chaque séance réduit aussi les mauvaises surprises. Un jeu dans une roue, une selle mal serrée ou un frein moins efficace peut perturber votre apprentissage et rendre une chute plus probable.

Régler le VTT pour faciliter le mouvement

La hauteur de selle influence directement la liberté de mouvement du bassin. Une selle réglée pour pédaler efficacement peut gêner vos débuts en bunny up, surtout lorsque vous devez reculer le corps, plier les jambes et ramener le vélo sous vous. Vous pouvez donc l’abaisser légèrement pour libérer le bassin, sans chercher un réglage identique à celui d’un autre pratiquant.

Sur une descente ou un passage technique, une selle plus basse offre souvent davantage d’espace pour bouger. En revanche, ne la descendez pas au point de perdre une position confortable ou de compromettre votre contrôle du vélo. Testez quelques centimètres, réalisez plusieurs levées de roue, puis ajustez selon votre morphologie et votre pratique.

La pression des pneus doit correspondre au terrain et à votre poids. Un pneu trop gonflé rebondit davantage et offre moins d’adhérence, tandis qu’un pneu insuffisamment gonflé peut talonner ou se déformer lors de la réception. Respectez les indications du fabricant, puis adaptez progressivement la pression sur un sol sec et régulier.

Les suspensions doivent également être correctement réglées. Une fourche ou un amortisseur trop souple peut s’enfoncer excessivement au moment de la mise en charge. Un réglage trop ferme, à l’inverse, réduit l’adhérence et rend les réceptions plus sèches. Vérifiez au minimum la pression recommandée, le sag et l’absence de fuite.

Les freins doivent rester facilement accessibles avec un ou deux doigts, sans modifier votre prise sur le guidon. Les leviers ne doivent être ni trop éloignés ni trop bas. Avant de commencer, contrôlez aussi les éléments qui peuvent gêner le mouvement :

  • Les roues sont correctement serrées et ne présentent pas de jeu latéral.
  • Les pédales tournent normalement et restent fermement fixées aux manivelles.
  • La chaîne est propre, suffisamment lubrifiée et ne saute pas pendant le pédalage.
  • La selle et la tige de selle sont serrées, sans mouvement anormal.
  • Les pneus ne présentent ni coupure importante ni déformation visible.

Si vous utilisez des pédales automatiques, vérifiez la position des cales et leur bon déclenchement. Vous devez pouvoir vous désengager rapidement, sans réfléchir, surtout lorsque la confiance n’est pas encore installée. Pour apprendre comment faire un bunny up en VTT avec moins d’appréhension, les pédales plates restent souvent le meilleur choix au début. Elles vous permettent de travailler le déplacement du poids et la remontée des genoux sans dépendre d’une traction volontaire sur les pédales.

Choisir le bon terrain et les protections adaptées

Le terrain idéal pour vos premières tentatives est plat, stable, sec et dégagé. Choisissez une zone où vous pouvez rouler plusieurs mètres après la réception, sans piéton, voiture, cycliste ou obstacle imprévisible. Une sortie longue vous laisse le temps de ralentir ou de poser un pied si le mouvement devient déséquilibré.

Écartez les rochers, les racines, les graviers instables et les zones humides pour vos premiers essais. Un obstacle rigide ne se déplace pas si votre roue arrive de travers. Une petite corde ou une ligne matérialisée au sol vous permet de travailler le passage des roues avec beaucoup moins de conséquences en cas d’erreur.

Le choix des protections doit accompagner l’apprentissage, pas vous encourager à prendre davantage de risques. Portez un casque adapté à la pratique du VTT, correctement ajusté et remplacé après un choc important. Les gants améliorent la prise sur le guidon, limitent les frottements et protègent les mains lorsque vous posez le pied ou tombez à faible vitesse.

Des genouillères confortables peuvent réduire les conséquences d’un contact avec le sol ou d’un choc contre le cadre. Elles doivent rester bien en place, sans comprimer la jambe ni limiter la flexion du genou. Un modèle trop rigide ou mal ajusté risque de gêner le pédalage et de vous faire modifier votre position.

Une genouillère réduit l’exposition aux chocs, mais elle ne rend pas un obstacle dangereux acceptable pour autant.

Pour les premières séances, privilégiez donc la combinaison la plus simple : casque, gants, genouillères bien ajustées et zone sans circulation. Si vous ajoutez une protection dorsale ou des coudières sur un parcours plus engagé, vérifiez qu’elles ne limitent pas vos mouvements. Vous devez pouvoir reculer le bassin, plier les coudes et ramener les genoux sans être bloqué.

Éviter les blessures aux poignets, aux genoux et aux épaules

Quelques minutes d’échauffement préparent le corps aux mouvements répétés. Commencez par rouler tranquillement, mobilisez les chevilles, les genoux, les hanches, les poignets et les épaules, puis réalisez quelques levées de roue à très faible amplitude. Vous n’avez pas besoin de forcer : l’objectif est de retrouver de la souplesse et de vérifier vos sensations.

Montez ensuite progressivement en intensité. Les premières répétitions doivent rester basses et lentes, avant d’introduire une petite ligne ou un obstacle souple. Gardez les poignets dans une position naturelle, sans casser excessivement les mains vers l’arrière. Les coudes, les genoux et les hanches doivent rester légèrement fléchis, comme des ressorts prêts à absorber le mouvement.

Ne réceptionnez jamais les jambes tendues. Une réception verrouillée transmet directement les forces aux genoux, aux hanches, aux poignets et aux épaules. Laissez le vélo redescendre sous vous, accompagnez le contact avec les articulations souples et reprenez progressivement le contrôle du freinage.

Faites des pauses régulières, même si vous avez encore envie d’essayer. La fatigue dégrade la coordination, ralentit les réactions et pousse souvent à tirer plus fort sur le guidon. Deux ou trois séries propres valent mieux qu’une longue séance terminée par des réceptions désordonnées.

Une gêne musculaire légère après l’effort n’a pas la même signification qu’une douleur nette, persistante ou apparue après une chute.

Arrêtez l’entraînement en cas de douleur importante au genou, de gonflement, d’instabilité ou de douleur qui dure après la séance. Une difficulté à prendre appui, une articulation qui se bloque ou des symptômes qui s’aggravent doivent également vous conduire à demander l’avis d’un professionnel de santé. Ne reprenez pas les sauts simplement parce que la douleur semble avoir diminué après quelques minutes.

Suivre un plan d’entraînement simple sur plusieurs séances

Une progression régulière vous aide à apprendre le bunny up sans brûler les étapes. Préférez deux ou trois séances courtes par semaine à une session très longue qui vous laisse épuisé. Chaque séance peut durer une vingtaine de minutes, avec un échauffement, des exercices simples et des pauses suffisantes.

Organisez les difficultés dans cet ordre :

  1. Travaillez le contrôle de la roue avant, puis celui de la roue arrière, sans chercher de hauteur.
  2. Enchaînez les deux mouvements sur terrain plat, à vitesse lente et constante.
  3. Faites franchir les deux roues au-dessus d’une ligne ou d’une petite corde souple.
  4. Ajoutez un obstacle très bas, facilement déplaçable et placé dans une zone dégagée.

Filmez quelques essais de profil avec votre téléphone. Vous pourrez vérifier si le bassin recule assez, si les roues se lèvent dans le bon ordre et si les genoux restent fléchis à la réception. L’image permet souvent de repérer une traction excessive sur le guidon ou une réception trop raide, deux défauts difficiles à sentir pendant l’action.

Avant d’augmenter la hauteur ou la vitesse, assurez-vous de contrôler le freinage et de rester capable d’abandonner le mouvement sans chuter. La qualité du geste passe avant l’amplitude. Lorsque le vélo reste droit, que les deux roues franchissent l’obstacle et que la réception devient souple, vous pouvez augmenter la difficulté par petites étapes.

Questions fréquentes sur le bunny up en VTT

Vous connaissez maintenant les étapes du mouvement, les exercices utiles et les précautions à prendre. Certaines questions restent pourtant fréquentes, surtout lorsque les premiers essais ne donnent pas encore le résultat attendu. Voici les réponses aux situations que vous pouvez rencontrer pendant votre apprentissage.

Peut-on apprendre le bunny up avec un VTT semi-rigide ?

Oui, un VTT semi-rigide convient parfaitement pour apprendre le bunny up. Son absence d’amortisseur arrière peut même vous aider à mieux sentir le déplacement du poids et la remontée de la roue arrière.

Le cadre transmet davantage les mouvements, ce qui demande une réception souple avec les genoux et les coudes fléchis. Commencez avec une faible hauteur et évitez les réceptions lourdes sur un sol dur. Un semi-rigide bien réglé, équipé de pneus suffisamment adhérents et d’une selle légèrement abaissée, permet déjà de franchir de petits obstacles sans difficulté particulière.

Combien de temps faut-il pour réussir son premier bunny up ?

Le délai dépend de votre expérience, de votre équilibre, de votre vélo et de la régularité de vos séances. Certains débutants décollent les deux roues après quelques entraînements, tandis que d’autres ont besoin de plusieurs semaines pour coordonner les deux mouvements.

Ne mesurez pas vos progrès uniquement à la hauteur atteinte. La roue avant qui se lève facilement, la roue arrière qui commence à quitter le sol et la réception contrôlée sont déjà de bons signes. Travaillez deux ou trois fois par semaine pendant une vingtaine de minutes, puis augmentez la difficulté seulement lorsque le geste reste régulier.

Faut-il utiliser des pédales automatiques ou plates ?

Pour débuter, les pédales plates sont généralement plus adaptées. Elles vous obligent à apprendre le déplacement du corps et la remontée des genoux sans tirer volontairement le vélo avec les pieds.

Elles permettent aussi de poser rapidement un pied si vous perdez l’équilibre. Les pédales automatiques peuvent convenir à un pratiquant déjà habitué à s’en désengager, mais elles ne doivent pas servir à arracher la roue arrière du sol. Quel que soit votre choix, vos chaussures doivent rester stables sur les pédales et votre déclenchement doit rester naturel.

Quelle hauteur peut atteindre un débutant ?

Un débutant doit d’abord viser quelques centimètres, juste assez pour faire passer les deux roues au-dessus d’une ligne ou d’une petite corde. Cette hauteur suffit pour vérifier l’ordre du mouvement, la position du corps et la qualité de la réception.

La hauteur maximale varie selon la morphologie, le type de VTT, la technique et la confiance du pilote. Chercher trop haut dès les premières séances pousse souvent à tirer brutalement sur le guidon ou à raidir les jambes. Augmentez l’obstacle par petites étapes, uniquement lorsque vous pouvez répéter plusieurs bunny ups propres sans partir de côté.

Un bunny up bas, droit et contrôlé est plus utile qu’un saut haut terminé par une réception instable.

Pourquoi la roue arrière ne décolle-t-elle pas ?

La roue arrière reste souvent au sol lorsque les jambes sont trop raides ou lorsque le pilote essaie de soulever tout le vélo avec les bras. Après avoir allégé la roue avant, poussez légèrement le guidon vers l’avant et ramenez vos genoux vers le torse.

Vos pieds doivent accompagner les pédales, sans forcer ni tirer de manière excessive. Travaillez ce mouvement séparément, sur une ligne au sol, avec une amplitude réduite. Si l’arrière ne monte toujours pas, vérifiez aussi que vous ne marquez pas une pause entre les deux étapes et que votre selle ne bloque pas le mouvement du bassin.

Peut-on apprendre le bunny up quand on a mal au genou ?

Il vaut mieux éviter les sauts tant que la douleur au genou n’est pas expliquée ou qu’elle persiste. Le bunny up sollicite les jambes, les hanches et les genoux, surtout lorsque la réception est raide ou répétée.

Vous pouvez éventuellement travailler la position sur le vélo et les déplacements du poids sans décoller les roues, si ces mouvements restent totalement indolores. Arrêtez dès qu’une douleur apparaît, notamment en cas de gonflement, d’instabilité, de blocage ou de difficulté à prendre appui. Pour reprendre les sauts avec prudence, demandez l’avis d’un professionnel de santé, en particulier après une chute ou si la gêne dure plusieurs jours.

Conclusion

Pour savoir comment faire un bunny up en VTT, retenez une méthode simple : adoptez une position souple, allégez la roue avant en reculant le bassin, puis regroupez la roue arrière en remontant les genoux. Gardez les pédales à l’horizontale, les coudes et les jambes fléchis, puis dirigez le regard vers la zone de réception plutôt que vers la roue avant.

Entraînez-vous sur un terrain plat, dégagé et peu rapide, avec un petit objectif mesurable, comme franchir une ligne ou une corde souple de quelques centimètres. Le casque, les gants et des protections adaptées, notamment des genouillères confortables, vous aident à pratiquer dans de meilleures conditions, sans remplacer une progression prudente.

La hauteur n’est pas le premier indicateur de réussite. Un bunny up maîtrisé, réalisé dans l’axe avec une réception souple et régulière, vous sera plus utile qu’un saut haut mais difficile à contrôler. Progressez sans précipitation, réduisez l’amplitude dès que le geste se dégrade et interrompez la séance en cas de douleur ou de perte de contrôle.

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