| |

Comment faire des figures en vtt ?

Pour réussir des figures en VTT, il faut apprendre progressivement les bases du déplacement, du freinage, de l’équilibre et du saut, dans un espace adapté et avec des protections. Le contrôle du vélo passe avant la vitesse : vous devez savoir ralentir, vous arrêter et garder une position stable avant de tenter une nouvelle figure.

Commencez par le bunny hop, qui permet de décoller les deux roues, puis travaillez le manual pour apprendre à rouler sur la roue arrière en maîtrisant votre équilibre. Les rotations, les petits sauts et les figures plus avancées viendront ensuite, lorsque vos gestes seront plus précis et que vous serez à l’aise sur votre vélo. Votre niveau, le type de VTT utilisé et le terrain influencent les exercices, notamment entre un chemin, une piste en terre et un bike-park.

Un entraînement régulier, réalisé sans brûler les étapes, réduit les erreurs et vous aide à progresser sans perdre confiance. Portez au minimum un casque, des gants et des protections adaptées, comme des genouillères pour le VTT, puis commencez par préparer votre position et votre freinage.

Points clés à retenir

  • Apprenez d’abord à freiner, vous arrêter et garder une position stable avant de tenter une figure.
  • Commencez par le bunny hop, puis travaillez le manual lorsque votre équilibre devient plus précis.
  • Entraînez-vous sur un terrain adapté, à faible vitesse, avec suffisamment d’espace et sans obstacle imprévisible.
  • Portez un casque, des gants et des protections pour limiter les conséquences d’une chute.
  • Progressez étape par étape : la maîtrise du geste compte davantage que la hauteur ou la vitesse.

Comment faire des figures en VTT quand on débute

Quand on débute, faire des figures en VTT ne consiste pas à sauter haut ou à rouler vite. La priorité est de garder le contrôle du vélo, de comprendre ses réactions et de répéter les mouvements dans un environnement adapté. Un bon équipement, une position stable et un terrain prévisible vous permettent de progresser avec davantage de confiance.

Le matériel et les protections qui facilitent l’apprentissage

Avant chaque entraînement, vérifiez que votre VTT est en bon état. Les freins doivent répondre rapidement, les pneus doivent être correctement gonflés et aucun élément ne doit présenter de jeu. Contrôlez aussi le serrage du guidon, de la potence, des roues et des pédales. Une selle trop haute peut gêner les mouvements, surtout lorsque vous devez déplacer rapidement votre poids vers l’arrière.

Le casque homologué reste indispensable, même pour un exercice réalisé à faible vitesse. Choisissez un modèle bien ajusté, stable sur la tête et compatible avec votre pratique. Les gants améliorent la tenue du guidon, limitent les ampoules et protègent les paumes en cas de chute. Ajoutez des coudières si vous travaillez les sauts, les rotations ou les mouvements qui peuvent vous faire tomber sur le côté.

Les genouillères protègent une articulation très exposée lors d’une chute. Pour l’apprentissage des figures, elles doivent rester en place sans comprimer la jambe ni gêner le pédalage. Un modèle qui descend, tourne ou limite la flexion du genou vous fera modifier vos mouvements. Vous devez pouvoir plier les jambes, vous relever sur les pédales et déplacer votre bassin sans résistance. Pour choisir une protection adaptée à votre pratique, consultez notre sélection de genouillères pour le VTT.

Pour les figures plus engagées, une protection dorsale peut réduire les conséquences d’un impact sur le dos. Elle devient particulièrement utile dans un bike-park ou sur un terrain comportant des sauts, des réceptions et des obstacles plus importants. Des chaussures adaptées offrent aussi une meilleure accroche sur les pédales, tandis que des pneus en bon état améliorent la stabilité et le freinage.

Enfin, réglez la suspension en fonction du terrain et de votre poids. Une suspension trop souple peut déséquilibrer le vélo, alors qu’un réglage trop dur réduit l’adhérence. Une protection diminue les conséquences d’une chute, mais elle ne remplace jamais une technique correcte, une vitesse maîtrisée et une progression sans précipitation.

La position de base et le contrôle du vélo

La position d’attaque est le point de départ pour apprendre comment faire des figures en VTT. Placez les pédales à l’horizontale, avec un pied légèrement en avant, puis gardez les genoux et les coudes légèrement fléchis. Votre poids doit rester centré entre les deux roues, sans reposer entièrement sur la selle. Les talons sont légèrement abaissés afin de maintenir les pieds sur les pédales et d’absorber les mouvements du terrain.

Gardez les bras souples, sans verrouiller les coudes, et tenez le guidon avec des mains fermes mais relâchées. Un doigt sur chaque frein suffit pour réagir rapidement. Regardez vers la trajectoire et la sortie du mouvement, plutôt que vers la roue avant ou l’obstacle immédiat. Le vélo suit plus facilement la direction de votre regard.

Respirez régulièrement. Lorsque vous bloquez votre souffle ou serrez trop fort les poignées, vos épaules se crispent et vos gestes deviennent moins précis. Votre corps doit accompagner le vélo, comme une suspension supplémentaire. Restez détendu, surtout lorsque le terrain vous surprend.

Apprenez ensuite à freiner avec les deux freins. Pressez progressivement les leviers, en augmentant la pression sans bloquer les roues. Le frein avant ralentit efficacement, mais une pression brutale peut faire basculer votre poids vers l’avant. Le frein arrière aide à stabiliser le vélo, mais il peut déraper si vous l’écrasez trop fort. Entraînez-vous sur un sol dégagé jusqu’à pouvoir vous arrêter avec précision.

À faible vitesse, déplacez légèrement le bassin vers l’arrière pour alléger la roue avant, puis vers l’avant pour remettre du poids sur cette roue. Faites ces mouvements lentement, sans tirer brusquement sur le guidon. Cette maîtrise vous servira ensuite pour le bunny hop, le manual et les autres figures.

Quelques exercices simples permettent de construire de bonnes bases :

  • Roulez lentement entre deux repères, en maintenant une trajectoire droite et un rythme régulier.
  • Arrêtez-vous à un endroit précis, sans poser le pied au sol avant la zone choisie.
  • Tournez autour d’un point, d’abord avec un cercle large, puis en réduisant progressivement le rayon.
  • Franchissez une petite ligne tracée au sol en gardant les pédales horizontales et le regard porté devant vous.

Répétez chaque exercice jusqu’à obtenir des gestes réguliers. Une erreur occasionnelle est normale. En revanche, arrêtez-vous si vous perdez plusieurs fois le contrôle, si vos freins réagissent mal ou si une douleur apparaît au genou, au dos ou aux poignets.

Comment choisir un terrain d’entraînement sans prendre de risques

Le terrain influence directement votre apprentissage. Pour commencer, choisissez une zone plate, dégagée, sans circulation ni piétons proches. Vous pourrez y travailler l’équilibre, le freinage et les déplacements du poids sans ajouter une difficulté inutile. Une pelouse compacte peut aussi convenir pour certains exercices à faible vitesse, à condition qu’elle ne soit pas humide et qu’elle ne cache aucun trou.

Une pente douce aide à comprendre le déplacement du poids et le contrôle de la vitesse. Évitez toutefois les descentes longues ou rapides lorsque vous débutez. Un pumptrack permet de répéter les mouvements de flexion, d’extension et de transfert du poids, mais respectez les règles du lieu et laissez suffisamment d’espace aux autres pratiquants.

Un espace dédié au VTT offre souvent des trajectoires plus lisibles et des zones adaptées aux sauts. Commencez par les modules les plus bas, avec une réception large et suffisamment longue. Ne choisissez pas un obstacle uniquement parce qu’un autre pratiquant le franchit facilement.

Avant chaque tentative, repérez trois éléments :

  1. La trajectoire d’approche, sans pierre, branche ou personne imprévisible.
  2. La zone de chute, avec un sol dégagé et assez d’espace sur les côtés.
  3. La sortie, pour ralentir et vous arrêter après la figure.

Évitez le sol humide et glissant, le gravier instable, les obstacles inconnus et les réceptions trop courtes. Une zone fréquentée augmente aussi le risque de collision et vous pousse parfois à accélérer pour ne pas gêner. Prenez le temps de regarder, de tester le sol et de renoncer si les conditions ne sont pas réunies. Rester sur une figure simple dans un espace sûr vous fera progresser plus vite qu’une tentative hasardeuse.

Les premières figures en VTT à apprendre dans le bon ordre

Pour savoir comment faire des figures en VTT, avancez par étapes : commencez par déplacer votre poids, puis apprenez à décoller, à contrôler la roue avant et à réceptionner proprement. La hauteur, la vitesse et le style viendront ensuite. Une figure réussie commence toujours par un vélo bien réglé, un terrain dégagé et des protections adaptées, notamment des genouillères pour le VTT.

Le bunny hop, la base pour franchir et décoller

Le bunny hop permet de franchir un obstacle en soulevant les deux roues du VTT. Il ne faut pas le confondre avec un simple saut où vous tirez d’abord la roue avant, puis la roue arrière. Dans ce premier mouvement, les roues décollent l’une après l’autre. Dans un vrai bunny hop, vous regroupez le vélo sous votre corps pour faire passer les deux roues au-dessus de l’obstacle.

Commencez sans vitesse excessive, avec les pédales à l’horizontale, les coudes et les genoux fléchis. Le mouvement se décompose en plusieurs actions :

  1. Comprimez légèrement le vélo en pliant les bras et les jambes.
  2. Transférez votre poids vers l’arrière pour alléger la roue avant.
  3. Remontez le guidon avec les bras souples, sans donner un coup sec.
  4. Regroupez les jambes pour faire monter la roue arrière.
  5. Étendez le vélo vers l’avant afin de retrouver une position stable avant l’atterrissage.

Travaillez d’abord sur une ligne tracée au sol. Le but n’est pas de sauter haut, mais de coordonner les mouvements sans perdre votre trajectoire. Lorsque le geste devient régulier, placez un petit objet souple et bas, comme une corde ou une mousse. Un obstacle rigide peut provoquer une chute si votre roue le percute.

À la réception, laissez les roues revenir progressivement vers le sol. Gardez les bras et les jambes fléchis pour absorber l’impact, avec le regard porté au-delà de l’obstacle. Évitez de bloquer les coudes ou de vous redresser brutalement. Votre corps doit accompagner le vélo, sans chercher à lutter contre lui.

Les erreurs classiques sont faciles à repérer :

  • Tirer seulement avec les bras fait monter la roue avant, mais laisse la roue arrière au sol.
  • Chercher une grande hauteur déstabilise le vélo et augmente la force de réception.
  • Regarder la roue avant attire votre poids vers l’avant et réduit la précision.
  • Garder les jambes raides empêche de regrouper le vélo sous le corps.

Répétez sur quelques mètres seulement, puis reposez-vous. La coordination se construit avec des mouvements courts et propres.

Le manual et le wheelie, pour apprendre à gérer la roue avant

Le wheelie se réalise en pédalant : vous maintenez la roue avant levée grâce à l’impulsion des jambes et au dosage de votre poids. Le manual, lui, se fait sans pédaler. Vous utilisez surtout le transfert du bassin et du poids vers l’arrière pour conserver la roue avant en l’air.

Pour débuter, choisissez une surface dégagée et une pente très légère, idéalement avec une sortie facile. Roulez lentement, les pédales à l’horizontale, puis fléchissez les bras et les jambes avant de déplacer le bassin vers l’arrière. Le guidon accompagne le mouvement, mais vous ne devez jamais le tirer brutalement.

En wheelie, donnez une impulsion régulière sur une pédale et utilisez le pédalage pour maintenir l’équilibre. En manual, relâchez la pression sur les pédales et contrôlez la position avec les jambes, les hanches et le bassin. Travaillez sur quelques mètres seulement, reposez la roue avant, puis recommencez.

Le frein arrière est votre sécurité principale. Un léger appui fait redescendre la roue avant si le vélo part trop loin vers l’arrière. Gardez toujours un doigt prêt à relâcher le frein et évitez de fixer la roue avant. Regardez la trajectoire, car votre regard influence directement votre équilibre.

Un tirage trop fort du guidon peut vous faire basculer. Un bassin placé trop loin derrière vous prive aussi de contrôle. Enfin, oublier le frein arrière transforme une petite erreur en chute possible. Restez à faible vitesse et réduisez l’amplitude dès que le mouvement devient irrégulier.

Le saut, la table et la réception avant les figures aériennes

Avant d’apprendre une rotation ou une figure en l’air, vous devez savoir sauter et réceptionner sans panique. Un saut propre vaut mieux qu’un saut haut : il vous permet de garder votre trajectoire, votre regard et votre vitesse sous contrôle.

Commencez sur une petite bosse ou une table avec une réception large et visible. Approchez avec une vitesse constante, sans accélérer au dernier moment. À l’appel, restez centré sur le VTT, les pédales horizontales, les genoux et les coudes légèrement fléchis. Dans les airs, gardez le vélo aligné avec la trajectoire.

Regardez la zone de réception, puis absorbez le contact avec les bras et les jambes. Ne tendez pas les membres pour bloquer le choc. Après l’atterrissage, conservez une position stable et laissez-vous suffisamment d’espace pour ralentir.

Réduisez la vitesse ou choisissez un saut plus petit si vous observez :

  • une trajectoire qui part de travers ;
  • la perte du regard sur la réception ;
  • un impact très dur dans les jambes ou les poignets ;
  • un freinage paniqué avant ou pendant le saut.

Le frein avant ne doit pas être serré pendant une phase instable. Reprenez d’abord un contact stable avec le sol, puis ralentissez progressivement. Tant que la réception n’est pas régulière, ne cherchez pas à ajouter de rotation.

Le nose pivot, le stoppie et les petits mouvements de rotation

Le stoppie et le nose pivot sont des exercices de contrôle, pas des figures à tenter rapidement. Ils demandent un espace parfaitement libre, un sol sec et une vitesse réduite.

Pour le stoppie, roulez droit puis freinez progressivement avec le frein avant. Déplacez votre poids vers l’avant de manière contrôlée, sans pousser violemment sur le guidon. La roue arrière peut se délester légèrement, mais vous devez garder un doigt prêt à relâcher le frein dès que le vélo monte trop.

Pour le nose pivot, commencez par soulever très faiblement la roue arrière. Lorsque le vélo est stable, ajoutez une rotation réduite du guidon et du corps, puis reposez rapidement la roue. Le frein avant ne doit jamais être serré brutalement, surtout si votre poids est déjà placé vers l’avant.

Travaillez chaque mouvement sur une faible amplitude, puis arrêtez-vous avant la perte d’équilibre. Une rotation ne doit être envisagée qu’après avoir maîtrisé le saut, l’alignement et la réception. Le contrôle passe avant l’effet visuel.

Progresser vers les figures aériennes et les rotations en VTT

Après le bunny hop, le manual et les sauts droits, vous pouvez commencer à ajouter de l’inclinaison et de la rotation. Ne cherchez pas tout de suite une figure spectaculaire : votre progression repose sur quatre critères, le contrôle de l’appel, la stabilité dans les airs, l’orientation du vélo et la qualité de la réception. Si l’un de ces éléments manque, réduisez l’amplitude et reprenez un exercice plus simple.

Le tabletop et le whip, deux figures pour incliner le vélo

Le tabletop et le whip demandent de déplacer le VTT dans les airs tout en gardant le corps engagé vers la trajectoire. Avant de les travailler, vous devez maîtriser le bunny hop, les sauts droits et les réceptions sur une table de saut. Vous devez aussi savoir conserver une vitesse régulière, car une arrivée trop rapide ou trop lente modifie l’appel et réduit votre contrôle.

Le tabletop consiste à incliner le vélo sur le côté, sous le corps, pendant que vous restez orienté vers la réception. Après l’impulsion, pliez les bras et les jambes pour rapprocher le vélo de vous, puis poussez progressivement le guidon sur un côté. Vos épaules restent actives et accompagnent le mouvement, sans se désolidariser de la trajectoire. Le regard, lui, reste porté vers la réception et la sortie du saut.

Commencez avec une inclinaison presque invisible. Sur une table de saut basse et large, décollez droit, déplacez légèrement le vélo sur un côté, puis remettez-le dans l’axe avant de toucher le sol. Le mouvement doit rester fluide. Ne cherchez pas à poser le cadre à l’horizontale dès les premières tentatives.

Le whip produit une sensation différente. Le vélo se décale latéralement, souvent par l’arrière, puis revient dans l’axe avant l’atterrissage. Vos bras guident le vélo, mais ils ne doivent pas forcer le guidon. Le bassin et les épaules participent au déplacement, tandis que vos yeux continuent de surveiller la réception.

Travaillez un seul côté au début, puis essayez l’autre pour comprendre votre aisance naturelle. Ne tournez pas le corps dans la mauvaise direction et n’envoyez pas le guidon brusquement. Une petite amplitude correctement maîtrisée vous apprendra davantage qu’un mouvement forcé qui vous fait atterrir de travers.

Le 180 et les rotations : apprendre à tourner sans perdre l’axe

Le 180 commence au sol, sur une surface plane, dégagée et suffisamment adhérente. Roulez lentement, placez les pédales à l’horizontale, puis entraînez-vous à faire pivoter le vélo sur une demi-rotation. L’objectif est de comprendre comment le regard, les épaules et l’impulsion déclenchent la rotation, sans chercher à décoller haut.

Regardez d’abord vers la direction dans laquelle vous souhaitez tourner. Vos épaules lancent le mouvement, puis le bassin et le vélo suivent. Une légère impulsion sur les jambes aide à délester les roues. Selon la surface, vous pouvez utiliser un freinage très modéré avant la rotation pour réduire la vitesse, mais évitez de bloquer une roue au moment du pivot.

Lorsque le 180 au sol devient régulier, utilisez une petite bosse ou une table de saut avec une réception large. Gardez une vitesse constante, déclenchez la rotation au niveau de l’appel, puis laissez le vélo tourner sous votre corps. Travaillez d’abord une demi-rotation partielle, par exemple un quart de tour, avant d’augmenter progressivement jusqu’à 180 degrés.

À la réception, accompagnez le mouvement en roulant dans le sens de la rotation. Les roues doivent rester alignées avec la trajectoire, les genoux souples et les coudes légèrement fléchis. Ne cherchez pas à vous redresser brutalement. Laissez votre corps absorber le contact, puis reprenez votre équilibre avant de freiner.

Certaines erreurs reviennent souvent :

  • Tourner la tête trop tard empêche de repérer la réception.
  • Lancer les bras seuls fait pivoter le haut du corps sans contrôler le vélo.
  • Atterrir de travers surcharge les poignets, les genoux ou une seule roue.
  • Repartir sans visibilité augmente le risque de croiser un obstacle ou un autre pratiquant.

Une rotation réussie ne se mesure pas à la vitesse du mouvement, mais à votre capacité à retrouver une trajectoire stable.

Quand essayer le 360, le no-foot et les figures plus engagées

Le 360 ne doit pas être la suite immédiate d’un premier 180 approximatif. Avant de l’essayer, vous devez réaliser un bunny hop automatique, des sauts droits maîtrisés, des rotations au sol et des réceptions stables. Vous devez aussi connaître le terrain, la vitesse nécessaire et la zone de sortie du saut.

Cette rotation demande une impulsion régulière, un engagement complet du mouvement et une vision rapide de la réception. Travaillez-la uniquement sur un module adapté, avec une réception large et visible, de préférence sous la surveillance d’un moniteur ou d’un pratiquant expérimenté. Un saut naturel ne présente pas toujours la même forme, la même hauteur ni la même zone de réception qu’une rampe conçue pour l’apprentissage.

Le no-foot consiste à écarter les pieds des pédales pendant le saut, puis à les replacer avant l’atterrissage. Réservez cette figure aux sauts offrant assez de temps et de hauteur. Commencez par alléger légèrement les pieds, sans les écarter beaucoup, afin de vérifier que vous gardez le vélo sous contrôle.

Portez un casque, des gants, des genouillères et des protections renforcées lorsque le niveau d’engagement augmente. Pour une figure comme le backflip, une formation spécialisée et une infrastructure prévue pour cette pratique sont indispensables. Ne l’improvisez jamais sur un saut naturel ou un module inconnu.

S’entraîner avec une vidéo, un coach ou un groupe de pratiquants

Une vidéo permet de repérer des défauts que vous ne sentez pas pendant le saut. Placez la caméra de profil pour observer l’appel, la position du corps et la réception. Filmez aussi de face ou de trois quarts afin de vérifier l’axe du vélo et son retour dans la trajectoire.

Analysez ensuite un seul point à la fois. Cherchez d’abord une réception trop raide, puis l’orientation du regard, la position des épaules ou l’amplitude de l’inclinaison. Modifier plusieurs gestes pendant la même séance rend les corrections difficiles à comprendre et à reproduire.

Un moniteur, un club ou un pratiquant expérimenté peut observer votre vitesse, votre impulsion et votre position avec davantage de recul. Il peut aussi remplacer un saut par une bosse plus adaptée ou réduire l’exercice si votre niveau de fatigue augmente. Restez toutefois attentif à vos sensations : un conseil extérieur ne remplace pas une douleur, une perte de concentration ou la sensation de ne plus contrôler le vélo.

Arrêtez la séance si vos réceptions deviennent irrégulières, si vous serrez excessivement le guidon ou si une gêne apparaît au genou, au dos ou aux poignets. Reporter un entraînement dans ces conditions protège votre progression et vous permet de reprendre avec des gestes plus précis.

Les erreurs qui bloquent les progrès et la méthode pour les corriger

Les erreurs ralentissent votre progression lorsqu’elles se répètent sans être identifiées. Pour apprendre comment faire des figures en VTT, observez le signe visible, cherchez la cause probable, puis réduisez la difficulté afin de corriger un seul geste à la fois. La sécurité reste prioritaire : une figure moins haute, moins rapide et mieux contrôlée vous fera progresser plus sûrement.

Pourquoi la peur et la fatigue rendent les figures moins sûres

L’appréhension modifie rapidement votre position sur le vélo. Vous pouvez verrouiller les bras, serrer fortement le guidon, retenir votre respiration ou fixer l’obstacle au lieu de regarder la réception. Le vélo devient alors moins facile à diriger, car votre corps n’accompagne plus ses mouvements. Un freinage réflexe peut aussi survenir avant l’appel ou pendant le saut, avec une perte de vitesse et d’équilibre à la clé.

Ne vous forcez pas lorsque la peur prend le dessus. Réduisez la hauteur de la bosse, ralentissez l’approche ou revenez à un exercice plus simple. Si vous apprenez le 180, répétez par exemple un quart de rotation au sol avant de retourner sur une table de saut. Le bon exercice est celui qui vous permet de garder le regard sur la trajectoire, les bras souples et les pédales stables.

Le corps trop en arrière constitue une autre erreur fréquente. La roue avant se lève trop tôt, l’appel devient imprécis et vous risquez de retomber sur la roue arrière. Travaillez sur une ligne droite, à faible vitesse, en cherchant une position centrée plutôt qu’une grande amplitude. Filmez quelques essais de profil : vous verrez plus facilement si votre bassin quitte l’axe du vélo.

La fatigue produit des signes parfois discrets : gestes moins précis, réceptions plus dures, trajectoire oubliée, freinage tardif ou manque de concentration. Lorsque vous répétez une figure en pensant davantage à tenir qu’à contrôler, la séance doit ralentir.

Prévoyez des pauses régulières et buvez suffisamment, surtout par temps chaud. Terminez l’entraînement avant la mauvaise chute, et non après. La fatigue ne se corrige pas avec davantage de répétitions.

Corriger les erreurs techniques sans brûler les étapes

Un appel trop rapide arrive souvent lorsque vous accélérez juste avant la bosse ou lorsque vous pédalez encore au dernier moment. Le vélo arrive alors avec une vitesse différente de celle prévue, et votre impulsion perd sa précision. Pour corriger ce défaut, choisissez une petite table de saut et passez plusieurs fois à vitesse constante, sans chercher à décoller. Ajoutez ensuite un léger bunny hop, puis observez si votre trajectoire reste identique.

Le freinage en plein saut est généralement une réaction de protection. Vous avez peur d’aller trop loin, vous perdez la réception des yeux ou vous sentez le vélo partir de travers. Pourtant, serrer un frein alors que les roues ne touchent plus le sol peut désaligner le VTT. Travaillez d’abord le saut droit sur une bosse basse. Gardez les doigts prêts à agir, mais attendez le retour au sol pour ralentir progressivement.

Le regard fixé sur l’obstacle provoque aussi de nombreuses erreurs. Vous dirigez naturellement le vélo vers le point que vous regardez, ce qui réduit l’espace disponible pour la réception. Placez un repère au-delà de la bosse et forcez-vous à le regarder dès l’appel. Commencez avec une ligne dessinée au sol, puis un objet souple et enfin un petit saut.

Si vos bras restent raides, entraînez-vous à absorber une petite compression en gardant les coudes et les genoux fléchis. Le mouvement doit venir du corps entier, pas uniquement des épaules. Une réception dure indique souvent que vous tendez les jambes juste avant le contact. Répétez sur une hauteur réduite et cherchez une arrivée silencieuse, avec les deux roues alignées.

L’absence de progression bloque également les apprentissages. Passer directement du bunny hop à une rotation complète ajoute trop de variables : vitesse, impulsion, orientation et réception. Fixez plutôt un seul objectif mesurable à la fois :

  • conserver une trajectoire droite sur cinq passages ;
  • franchir une distance précise sans augmenter la hauteur ;
  • maintenir la roue avant levée pendant quelques mètres ;
  • réceptionner plusieurs sauts avec les bras et les jambes souples.

La régularité, la stabilité et la qualité des réceptions comptent davantage que la hauteur. Si la technique se dégrade, revenez à l’étape précédente.

Construire une séance simple et protéger ses articulations

Une séance efficace reste courte, structurée et adaptable à votre forme du jour. Deux ou trois entraînements par semaine suffisent pour progresser, à condition de laisser au moins un jour de repos entre les séances exigeantes. Vous pouvez suivre cette organisation :

  1. Commencez par dix minutes d’échauffement, avec un pédalage facile, quelques freinages progressifs et des mouvements simples sur terrain plat.
  2. Travaillez une base pendant quinze à vingt minutes, par exemple le bunny hop, le freinage ou le manual.
  3. Réservez ensuite quelques tentatives à la figure principale, avec une difficulté identique et une réception connue.
  4. Terminez par cinq à dix minutes de retour au calme, en roulant lentement et en relâchant les épaules.
  5. Notez enfin ce qui a fonctionné, la distance parcourue, la stabilité ou la qualité des réceptions.

Prévoyez une semaine plus légère si vos articulations deviennent sensibles, si vos gestes perdent en précision ou si vous appréhendez chaque tentative. Cette réduction peut consister à supprimer les sauts, à diminuer la vitesse ou à travailler uniquement le freinage et l’équilibre.

Après une chute, vérifiez d’abord le vélo : guidon, roues, freins, pédales et direction. Recherchez ensuite une douleur, une instabilité, un gonflement ou une limitation de mouvement. Si un symptôme persiste, ne reprenez pas la figure pour « voir si ça passe ».

Les genouillères adaptées peuvent améliorer le confort et limiter certaines blessures superficielles, notamment lors d’un contact avec le sol. Elles ne garantissent toutefois pas l’absence de traumatisme et ne remplacent pas une progression maîtrisée. Une douleur au genou, au dos, au poignet ou à la cheville ne doit pas être ignorée.

En cas de douleur importante, de gonflement marqué, d’instabilité ou de difficulté à prendre appui, demandez l’avis d’un professionnel de santé avant de reprendre le VTT.

Questions fréquentes

Vous avez maintenant les bases pour apprendre les figures en VTT, mais certaines questions restent importantes avant de vous lancer. Le choix du vélo, la fréquence des entraînements et la manière de gérer une tentative ratée peuvent changer votre progression.

Peut-on faire des figures avec n’importe quel VTT ?

Vous pouvez apprendre les premières figures avec la plupart des VTT en bon état, à condition que le vélo soit adapté à votre taille et que ses freins fonctionnent correctement. Un VTT de cross-country permet de travailler le bunny hop, le manual et les petits sauts, même si sa géométrie ne sera pas aussi confortable qu’un modèle conçu pour le dirt ou le freeride.

Pour débuter, vérifiez surtout la solidité du guidon, l’état des roues, la pression des pneus et le bon fonctionnement de la suspension. Une selle réglée un peu plus basse peut faciliter les déplacements du bassin, mais elle ne doit pas vous empêcher de pédaler correctement entre deux exercices.

Un vélo lourd ou mal réglé rend les mouvements plus fatigants et moins précis. Vous n’avez pas besoin d’acheter un modèle haut de gamme dès vos premières tentatives, mais évitez d’utiliser un VTT présentant du jeu dans la direction, des freins usés ou une pièce desserrée.

Faut-il utiliser des pédales automatiques pour apprendre ?

Les pédales plates sont généralement plus adaptées à l’apprentissage des figures. Elles vous permettent de retirer rapidement un pied si vous perdez l’équilibre et vous obligent à contrôler le vélo avec vos jambes, votre bassin et votre position, plutôt qu’à compter sur la fixation de la chaussure.

Choisissez des chaussures à semelle rigide et adhérente, avec une surface suffisamment large pour rester stable sur les pédales. Des picots bien entretenus améliorent aussi l’accroche, mais ils peuvent blesser le tibia en cas de glissement. Le port de protections adaptées prend donc toute son importance.

Les pédales automatiques peuvent convenir à un pratiquant expérimenté, notamment pour certains sauts ou enchaînements. Elles ne sont toutefois pas nécessaires pour apprendre un bunny hop, un wheelie ou un 180. Commencez avec la solution qui vous permet de poser le pied au sol sans hésitation.

Comment savoir si je suis prêt à essayer une nouvelle figure ?

Vous êtes prêt à augmenter la difficulté lorsque le mouvement précédent devient régulier, prévisible et contrôlable. Une réussite isolée ne suffit pas : vous devez pouvoir répéter l’exercice plusieurs fois sans modifier votre vitesse, perdre votre trajectoire ou paniquer au moment de la réception.

Avant de passer à une nouvelle figure, vérifiez que vous savez :

  • ralentir et vous arrêter après l’exercice, sans freinage brutal ;
  • garder les pédales à l’horizontale pendant l’appel et la réception ;
  • regarder la sortie du mouvement plutôt que l’obstacle ;
  • reprendre facilement une position stable après une erreur.

Si l’un de ces points vous manque, réduisez la hauteur, la vitesse ou l’amplitude. Pour apprendre comment faire des figures en VTT sans vous exposer inutilement, considérez chaque nouvelle difficulté comme une petite marche, et non comme un saut complet vers le niveau supérieur.

Que faire si je rate une figure pendant l’entraînement ?

Ne cherchez pas à sauver une tentative qui devient incontrôlable. Si le vélo part de travers, si vous perdez la réception des yeux ou si votre corps se raidit, relâchez progressivement le mouvement, reposez les roues dès que possible et éloignez-vous de l’obstacle.

Après une chute, restez quelques instants au calme avant de repartir. Vérifiez vos mains, vos genoux, vos coudes et votre dos, puis inspectez le vélo, notamment le guidon, les leviers de frein, les roues et les pédales. Une douleur qui augmente, un gonflement, une perte de force ou une difficulté à prendre appui justifie l’arrêt de la séance et un avis médical.

Une erreur doit vous donner une information concrète. Vous avez peut-être approché trop vite, regardé trop tard la réception ou déplacé votre poids trop brusquement. Corrigez un seul élément à la fois, puis reprenez sur une figure plus simple et un module moins haut.

Combien de temps faut-il pour réussir sa première figure ?

Le délai dépend de votre équilibre, de votre expérience à vélo, de votre condition physique et du temps consacré à l’entraînement. Certains pratiquants soulèvent rapidement les deux roues, tandis que d’autres ont besoin de plusieurs semaines pour coordonner le transfert du poids, le regroupement du vélo et la réception.

Ne mesurez pas votre progression uniquement à la hauteur du saut. Vous progressez aussi lorsque vous gardez une trajectoire droite, lorsque vous atterrissez avec moins de bruit ou lorsque vous freinez sans perdre l’équilibre. Ces détails forment la base des figures plus complexes.

Une séance courte et régulière est souvent plus utile qu’un entraînement long réalisé une fois par mois. Travaillez quelques mouvements précis, prenez des pauses et arrêtez-vous lorsque la fatigue modifie vos gestes. La répétition de tentatives propres construit une technique plus fiable que la recherche immédiate d’une figure spectaculaire.

Peut-on apprendre les figures en VTT seul ?

Vous pouvez apprendre les bases seul, sur un terrain dégagé et avec une difficulté adaptée à votre niveau. Le freinage, l’équilibre, le bunny hop au sol et les petits transferts de poids ne nécessitent pas forcément la présence d’un encadrant, à condition de rester à faible vitesse et de connaître votre zone d’entraînement.

Pour les sauts plus hauts, les rotations et les figures aériennes, la présence d’un moniteur ou d’un pratiquant expérimenté apporte une sécurité supplémentaire. Il peut vérifier votre vitesse, votre position à l’appel et votre trajectoire, puis vous aider à choisir un module compatible avec vos capacités.

Évitez de vous entraîner seul sur un saut engagé ou dans un lieu isolé sans moyen de communication. Prévenez une personne de votre parcours, respectez les règles du bike-park et laissez toujours une marge suffisante pour renoncer à la tentative. Un conseil au bon moment peut éviter une erreur difficile à rattraper.

Conclusion

Pour savoir comment faire des figures en VTT, commencez par la position, le freinage et l’équilibre, avant d’apprendre le bunny hop. Maîtrisez ensuite les sauts droits et les réceptions, puis ajoutez progressivement les rotations et les figures aériennes, sans chercher à augmenter trop vite la hauteur ou la vitesse.

La régularité, la patience et le choix d’un terrain dégagé comptent davantage qu’une figure spectaculaire. Portez un casque, des gants et des genouillères adaptées au VTT, puis choisissez un seul mouvement pour votre prochaine séance. Répétez-le à faible amplitude et arrêtez-vous dès que la fatigue ou les erreurs dégradent votre technique.

Chaque étape maîtrisée renforce votre contrôle et prépare la suivante. Progressez avec méthode, sans ignorer les risques : une figure réussie est avant tout une figure que vous pouvez réaliser et réceptionner en sécurité.

À découvrir aussi