Une genouillère peut réduire la douleur, soutenir le tendon et améliorer le confort pendant vos activités, mais elle ne traite pas à elle seule la cause d’une tendinopathie. Cette affection correspond à une irritation ou une fragilisation d’un tendon du genou, souvent accompagnée de douleurs lors des mouvements, des efforts ou de la reprise sportive.
Le maintien adapté dépend de la zone touchée, de l’intensité des symptômes et de l’avis d’un professionnel de santé. Nous allons voir ses bénéfices, ses limites, les modèles adaptés et les bonnes pratiques pour l’utiliser sans aggraver la gêne.
Points clés à retenir
- Une genouillère peut réduire la gêne, soutenir le genou et rendre certains mouvements plus confortables.
- Elle ne répare pas le tendon et ne remplace ni le repos adapté, ni la rééducation, ni l’avis médical.
- Le modèle dépend de la tendinopathie concernée, qu’elle touche le tendon rotulien, la patte d’oie ou une autre zone.
- Un maintien trop serré ou mal ajusté peut augmenter la pression et aggraver les symptômes.
- Une douleur persistante, un gonflement important ou une perte de mobilité nécessite une consultation.
À quoi sert une genouillère pour une tendinopathie ?
Une genouillère peut accompagner les mouvements lorsque la tendinopathie rend la marche, les escaliers ou l’activité sportive inconfortables. Son rôle est surtout de réduire la gêne et l’appréhension, grâce à une compression légère et à un maintien adapté de la zone sensible. Elle apporte une aide ponctuelle, mais ne remplace pas la prise en charge de la cause de la douleur.
La sensation recherchée reste simple : vous sentir mieux soutenu sans perdre votre liberté de mouvement. Le bon modèle dépend toutefois du tendon concerné, de l’intensité des symptômes et des recommandations d’un professionnel de santé.
Une aide pour soulager la douleur pendant les mouvements
Une compression confortable peut améliorer le confort autour du genou, en particulier lorsque les mouvements répétés réveillent la douleur. La genouillère exerce une pression régulière sur les tissus, sans devoir bloquer complètement l’articulation. Ce soutien peut être intéressant lors d’une marche quotidienne, d’une montée d’escaliers ou d’une reprise progressive du sport.
La zone douloureuse varie selon la tendinopathie. Une gêne située sous la rotule évoque souvent le tendon rotulien, tandis qu’une douleur au-dessus de la rotule peut concerner le tendon quadricipital. La tendinopathie de la patte-d’oie se manifeste plutôt sur la partie interne du genou. Dans chaque situation, une genouillère générale n’apporte pas forcément le même confort qu’un maintien pensé pour la zone sollicitée.
Le soutien local peut aussi améliorer la perception du mouvement. Lorsque vous sentez davantage votre genou, certains gestes paraissent plus contrôlés et moins inquiétants. Cette meilleure perception, appelée proprioception, n’est pas une correction de votre façon de marcher ou de courir. Elle peut simplement vous aider à reprendre un mouvement avec plus de confiance, sans vous crisper à chaque flexion.
Concrètement, une genouillère peut être utile dans plusieurs situations :
- Vous marchez jusqu’au travail et la douleur apparaît après quelques minutes.
- Vous devez monter ou descendre des escaliers, sans gonflement important ni douleur aiguë.
- Vous reprenez un entraînement avec une intensité réduite, après un avis médical ou une période de repos adaptée.
- Vous restez longtemps debout et recherchez un soutien supplémentaire pendant cette période.
- Vous effectuez des exercices de rééducation et souhaitez limiter la sensation d’instabilité ou d’appréhension.
Le maintien doit rester confortable dès les premières minutes. Si la genouillère comprime fortement, glisse, provoque des fourmillements ou augmente la douleur, elle n’est probablement pas adaptée. Une aide efficace accompagne le mouvement, elle ne doit pas devenir une contrainte supplémentaire.
Ce qu’une genouillère ne peut pas faire
Même bien choisie, une genouillère ne supprime pas la surcharge exercée sur le tendon. Elle ne transforme pas une séance trop intense en activité sans risque et ne permet pas de continuer malgré une douleur importante. Si chaque appui, saut ou accélération déclenche une douleur nette, mieux vaut réduire l’effort et demander un avis professionnel.
Elle ne remplace pas non plus le renforcement musculaire, la reprise progressive des charges ou les exercices recommandés par un kinésithérapeute. Une tendinopathie demande souvent d’adapter les sollicitations du tendon, comme on ajuste progressivement le poids d’un sac que l’on porte. Le maintien peut rendre cette étape plus confortable, mais il ne répare pas directement le tendon.
Une mauvaise technique sportive, une progression trop rapide ou des gestes répétés restent présents malgré le port d’une genouillère. Elle ne corrige donc pas automatiquement un défaut de mouvement et ne garantit pas une guérison plus rapide. Son intérêt se mesure à votre confort réel, pas au nombre d’heures pendant lesquelles vous la portez.
Restez attentif à certains signes :
- Une douleur qui augmente pendant ou après l’activité.
- Un gonflement inhabituel, une chaleur locale ou une rougeur.
- Une limitation nouvelle pour plier ou tendre le genou.
- Des engourdissements, des fourmillements ou une sensation de compression excessive.
- Une peau irritée après plusieurs heures de port.
Un modèle trop serré peut gêner la circulation, irriter la peau et modifier votre façon de bouger. À l’inverse, une genouillère trop lâche glisse et apporte peu de soutien. Utilisez-la comme un accompagnement ponctuel, puis réévaluez régulièrement vos symptômes. La douleur persiste, s’aggrave ou vous empêche de marcher normalement ? Une consultation permet de vérifier le diagnostic et d’adapter la prise en charge.
Quel type de genouillère choisir pour une tendinopathie du genou ?
Le choix dépend surtout de la localisation de la douleur, de l’activité prévue et du niveau de soutien recherché. Une genouillère adaptée doit accompagner le mouvement sans remplacer le repos relatif, les exercices de rééducation ou l’avis d’un professionnel de santé.
Une douleur sous la rotule ne se prend pas en charge comme une gêne située à l’intérieur du genou ou au-dessus de la rotule. Le tendon concerné, une éventuelle blessure associée et votre besoin de liberté de mouvement comptent au moment de choisir.
Genouillère de compression, bande rotulienne ou orthèse ?
Les modèles souples conviennent généralement lorsque vous recherchez un soutien léger pendant la marche, les activités quotidiennes ou une reprise progressive. Les dispositifs plus rigides répondent à un besoin différent et ne doivent pas être choisis uniquement parce qu’ils donnent une impression de maintien plus forte.
| Type de dispositif | Niveau de soutien | Situations où il peut convenir | Avantages et limites |
|---|---|---|---|
| Genouillère de compression | Léger à modéré | Gêne diffuse, activité quotidienne, reprise douce | Confortable et facile à porter, mais elle cible peu une zone précise |
| Genouillère avec maintien rotulien | Modéré | Douleur autour de la rotule, besoin de guidage pendant les mouvements | Offre un soutien localisé, mais ne convient pas à toutes les douleurs tendineuses |
| Bande sous-rotulienne | Léger et très localisé | Certaines douleurs du tendon rotulien, notamment pendant une activité | Peu encombrante et mobile, mais son intérêt reste limité à certaines situations |
| Orthèse stabilisante ou articulée | Modéré à important | Instabilité, blessure associée ou indication précise | Maintien renforcé, mais plus contraignante et à utiliser avec un conseil adapté |
La genouillère de compression entoure le genou avec une matière extensible. Elle peut apporter une sensation de soutien et améliorer le confort lorsque la douleur reste modérée et diffuse. Son faible encombrement facilite le port sous un pantalon ou pendant une marche, mais elle ne corrige pas une instabilité et ne décharge pas directement un tendon précis.
Une genouillère avec zone de maintien rotulien, comme un anneau ou un renfort autour de la rotule, peut convenir lorsque les mouvements de flexion et d’extension provoquent une gêne autour de cette zone. Elle peut aider à mieux ressentir le mouvement, sans devoir bloquer l’articulation. Si la douleur vient principalement du tendon de la patte d’oie ou du tendon quadricipital, ce type de maintien n’est pas forcément le plus pertinent.
La bande sous-rotulienne se place juste sous la rotule, au niveau du tendon rotulien. Elle peut parfois être proposée pour réduire l’inconfort ressenti lors de la course, des sauts ou des montées d’escaliers. Son action reste très localisée : elle ne convient pas à toutes les tendinopathies du genou et ne constitue pas une solution générale pour une douleur située ailleurs.
Une bande sous-rotulienne peut accompagner une tendinopathie du tendon rotulien, mais elle n’est pas adaptée par défaut à toute douleur sous ou autour de la rotule.
Les orthèses articulées ou très rigides sont réservées aux situations qui justifient un maintien supérieur, par exemple lorsqu’une instabilité ou une blessure associée a été identifiée. Elles limitent parfois certains mouvements, prennent davantage de place et peuvent modifier votre façon de marcher si elles sont mal choisies. Un médecin, un kinésithérapeute ou un orthopédiste peut vous orienter vers ce niveau de soutien après avoir évalué votre genou.
Posez-vous trois questions simples : où avez-vous mal, quelle activité souhaitez-vous réaliser et avez-vous besoin de bouger librement ? Si la réponse reste incertaine, évitez de choisir l’orthèse la plus contraignante. Un modèle trop rigide peut être inutile, tandis qu’un modèle trop léger risque de ne pas répondre à votre besoin.
Les critères qui comptent vraiment au moment de l’achat
La taille est le premier point à vérifier. Selon le modèle, vous devrez mesurer le tour de cuisse, le tour de mollet ou le tour du genou, souvent à un endroit précis indiqué par le fabricant. Prenez vos mesures avec un mètre souple, sans serrer la peau, puis comparez-les au guide de tailles fourni. Ne choisissez pas automatiquement votre taille habituelle de vêtement.
Le niveau de compression doit rester progressif et confortable. Une genouillère légèrement ajustée peut soutenir les tissus, mais une pression excessive ne soulage pas davantage. Elle peut provoquer une marque profonde, des fourmillements, un engourdissement ou une sensation de jambe froide. Dans ce cas, retirez-la et vérifiez la taille, le réglage et la position du dispositif.
Une genouillère correctement ajustée reste en place pendant la marche, ne roule pas derrière le genou et ne forme pas de plis gênants. Vous devez pouvoir fléchir et tendre la jambe sans blocage. Faites quelques pas, asseyez-vous, montez une marche si cela reste indolore : ces mouvements permettent de vérifier le maintien dans une situation réelle.
La matière compte aussi, surtout si vous portez la genouillère plusieurs heures. Une maille respirante limite l’humidité, tandis que des coutures plates réduisent les frottements. Vérifiez également son épaisseur si vous prévoyez de la porter sous un pantalon de travail, un legging ou une tenue sportive. Le meilleur maintien reste difficile à utiliser s’il gêne chaque mouvement ou irrite la peau.
Avant l’achat, consultez les conditions d’utilisation et d’entretien : lavage à la main ou en machine, température recommandée, séchage à l’air libre et durée de port conseillée. Une matière mal entretenue perd plus vite sa forme et son élasticité. Vérifiez aussi les conditions de retour ou d’échange, car une taille inadaptée ne se corrige pas toujours avec un simple réglage.
Pour comparer les modèles disponibles, vous pouvez consulter notre sélection de genouillères adaptées aux tendinites, puis demander conseil si votre douleur persiste ou si une blessure est suspectée. Rassurez-vous : une genouillère adaptée doit vous aider à bouger plus confortablement, sans couper la circulation ni masquer une douleur importante.
Genouillère et tendinopathie : quand est-elle utile, et quand faut-il consulter ?
Une genouillère peut accompagner une douleur légère, connue et stable, si elle reste confortable et si vous adaptez votre activité. Elle ne doit toutefois pas servir à masquer une douleur persistante, intense ou inexpliquée. Dans ce cas, un professionnel doit vérifier l’origine de la gêne avant de poursuivre le sport ou d’augmenter les sollicitations.
La consultation ne dépend pas uniquement du nombre de jours écoulés. L’intensité, la durée et l’évolution des symptômes orientent la conduite à tenir. Une douleur qui diminue avec une activité adaptée n’appelle pas la même réponse qu’une douleur qui revient systématiquement dès la reprise.
Les signes qui justifient un avis médical
Une douleur légère et déjà identifiée peut parfois être accompagnée par une compression douce ou une bande de maintien, notamment pendant une activité réduite. Vous devez pouvoir marcher, plier et tendre le genou sans aggravation nette. La genouillère doit améliorer le confort, pas vous permettre de forcer malgré la douleur.
Un avis médical ou kinésithérapique est recommandé dans les situations suivantes :
- La douleur ne s’améliore pas malgré la réduction ou l’adaptation de l’activité.
- Elle revient à chaque reprise de la course, des sauts, des escaliers ou d’un exercice précis.
- Elle limite fortement la marche, le travail, le sommeil ou les gestes du quotidien.
- Vous modifiez votre façon de marcher pour éviter de poser la jambe.
- La gêne augmente progressivement, même lorsque l’effort reste modéré.
- Vous ressentez une faiblesse, une instabilité ou une perte de mobilité inhabituelle.
- Le diagnostic de tendinopathie n’a jamais été posé et la douleur persiste.
Un médecin peut rechercher la zone réellement douloureuse, examiner les mouvements du genou et vous orienter vers une rééducation adaptée. Le kinésithérapeute peut ensuite vous aider à reprendre les charges progressivement, sans passer brutalement du repos complet à un entraînement habituel. Dans les deux cas, la genouillère peut rester un soutien ponctuel, mais elle ne doit pas remplacer cette évaluation.
Certains signes nécessitent une prise en charge rapide, voire urgente. C’est notamment le cas après un traumatisme important, si vous êtes dans l’impossibilité de poser le pied ou si le genou présente une déformation. Un gonflement brutal, un blocage complet ou une douleur très intense doivent aussi vous inciter à consulter rapidement.
Soyez également attentif à une rougeur ou une chaleur marquée, surtout si elle s’accompagne de fièvre. Un engourdissement, une perte de sensibilité, un pied froid ou une douleur nocturne inhabituelle demandent aussi un avis médical sans attendre une reprise normale de l’activité.
Une genouillère ne doit jamais retarder une consultation lorsque le genou gonfle brutalement, se bloque ou ne permet plus de prendre appui.
Pourquoi le diagnostic reste important
Une douleur autour du genou ne vient pas toujours d’un tendon. La rotule, un ligament, un ménisque, une bourse séreuse, l’articulation elle-même ou un muscle voisin peuvent provoquer des symptômes proches. Une douleur interne peut par exemple concerner la patte d’oie, mais aussi une autre structure située dans cette zone.
Le contexte apporte aussi des indices : chute, torsion, mouvement répété, augmentation récente de l’entraînement, douleur apparue au repos ou gonflement après l’effort. Ces éléments ne suffisent pas à établir un diagnostic, mais ils aident le professionnel à choisir les examens et les conseils adaptés.
Le traitement ne sera pas forcément le même selon la cause. Il peut inclure :
- Une simple compression pour améliorer le confort lors des activités quotidiennes.
- Un soutien rotulien si les mouvements de la rotule participent à la gêne.
- Un repos relatif, avec réduction temporaire des gestes douloureux.
- Des exercices de mobilité, de renforcement ou de reprise progressive.
- Une autre prise en charge si un ménisque, un ligament, une bursite ou une arthrose est en cause.
Une orthèse plus rigide n’est donc pas automatiquement plus efficace. Elle peut être inutile pour une douleur tendineuse simple, voire gêner vos mouvements si elle est mal indiquée. À l’inverse, une compression légère peut être insuffisante lorsqu’une blessure associée provoque une instabilité.
Ces repères vous aident à comprendre à quoi sert une genouillère pour une tendinopathie, mais ils ne permettent pas de poser un diagnostic personnalisé. Si la douleur change, persiste ou vous empêche de vivre normalement, demandez un avis avant de choisir un maintien et de reprendre vos efforts.
Réponses pratiques avant de porter une genouillère
Oui, vous pouvez porter une genouillère pour accompagner une reprise de la course ou d’un sport, à condition que l’activité soit déjà tolérée et que la douleur reste stable. Elle doit améliorer votre confort, pas vous donner l’impression que vous pouvez forcer sans conséquence.
Avant de choisir un modèle, observez ce qui déclenche la gêne, localisez la zone sensible et vérifiez que le maintien correspond réellement à votre besoin. Une genouillère souple, légère et peu encombrante convient souvent mieux à une activité modérée qu’une orthèse rigide, surtout lorsque vous devez conserver une bonne liberté de mouvement.
Peut-on porter une genouillère pour courir ou faire du sport ?
Le port d’une genouillère peut accompagner une reprise progressive si vous pouvez déjà marcher, trottiner ou réaliser les mouvements de votre activité sans douleur importante. Une compression douce ou une bande de maintien peut réduire la sensation de gêne et limiter l’appréhension pendant certains gestes, comme la flexion, la réception d’un saut ou la montée d’escaliers.
La genouillère ne doit toutefois pas servir à masquer une douleur qui apparaît dès les premières foulées. Si vous avez besoin de serrer fortement le dispositif pour continuer, l’intensité de l’exercice est probablement trop élevée. Dans ce cas, réduisez la durée, ralentissez l’allure ou remplacez temporairement l’activité par un mouvement mieux toléré.
Avant chaque séance, prévoyez un échauffement progressif : quelques minutes de marche, des mouvements doux du genou et une montée graduelle de l’intensité. N’augmentez pas en même temps la distance, la vitesse et le nombre de séances. Le tendon a besoin de temps pour s’adapter à la charge, comme un muscle que l’on ne renforce pas en doublant brutalement les poids.
La récupération compte tout autant. Prévoyez des périodes de repos adaptées, dormez suffisamment et évitez d’enchaîner plusieurs séances exigeantes si la douleur persiste après l’effort. Arrêtez l’exercice si la douleur augmente nettement pendant la séance, modifie votre façon de courir ou reste plus forte dans les heures qui suivent.
Une genouillère peut accompagner une charge déjà supportée, mais elle ne rend pas une charge excessive acceptable.
Comment savoir si le maintien est adapté ?
Testez d’abord la genouillère au repos, puis marchez quelques minutes. Le maintien doit rester présent sans provoquer de pression excessive derrière le genou, de glissement ou de sensation de blocage. Pliez et tendez la jambe plusieurs fois, puis asseyez-vous et relevez-vous si ces mouvements restent confortables.
Après quelques minutes, posez-vous les questions suivantes :
- La douleur est-elle stable ou légèrement réduite ?
- Le mouvement reste-t-il libre, sans compensation ni boiterie ?
- La genouillère reste-t-elle bien en place sans rouler ni former de plis ?
- La peau est-elle intacte, sans rougeur marquée ni irritation ?
- Ressentez-vous une absence totale de fourmillements, d’engourdissement ou de refroidissement du pied ?
Après l’activité, retirez le dispositif et observez votre genou. Une gêne légèrement présente mais stable n’a pas la même signification qu’une douleur qui augmente progressivement ou persiste plusieurs heures. Notez aussi votre état le lendemain, car une séance peut sembler facile sur le moment et provoquer une réaction retardée.
Un soulagement immédiat ne prouve pas que le tendon est guéri. La compression peut rendre le mouvement plus confortable sans modifier la cause de la tendinopathie. Regardez donc l’évolution sur plusieurs jours : la marche devient-elle plus facile, la douleur revient-elle moins souvent et récupérez-vous correctement entre deux activités ?
Si la genouillère soulage sans aggraver les symptômes, gardez-la comme aide ponctuelle et poursuivez une reprise mesurée. Si elle ne change rien, vérifiez la taille, la position et l’adéquation du modèle. Si elle augmente la douleur, irrite la peau ou provoque des fourmillements, retirez-la immédiatement.
Lorsque la douleur est ancienne, récidivante ou associée à une autre pathologie, un médecin ou un kinésithérapeute peut vous aider à identifier le maintien approprié et à ajuster la progression des exercices.
Foire aux questions sur la genouillère et la tendinopathie
Une genouillère peut améliorer le confort, mais son utilité dépend toujours de la cause de la douleur, de la zone touchée et de l’activité prévue. Voici les réponses aux questions les plus fréquentes avant de l’utiliser au quotidien ou pendant une reprise sportive.
Une genouillère peut-elle guérir une tendinopathie ?
Non, une genouillère ne guérit pas seule une tendinopathie. Elle peut réduire l’inconfort, apporter une sensation de soutien et vous aider à mieux tolérer certaines activités, comme la marche, les escaliers ou une reprise sportive progressive.
Le tendon a toutefois besoin d’une prise en charge adaptée. Une évaluation permet de vérifier l’origine de la douleur, puis l’adaptation des charges évite de continuer à le solliciter au-delà de ce qu’il peut supporter. Lorsque cela est indiqué, la rééducation aide à retrouver progressivement la force, la mobilité et la tolérance à l’effort. Le maintien reste donc une aide ponctuelle, pas un traitement complet.
Faut-il dormir avec une genouillère en cas de douleur tendineuse ?
Ce n’est généralement pas nécessaire, sauf si un professionnel de santé vous l’a expressément recommandé. Pendant la nuit, une genouillère peut devenir inconfortable, comprimer excessivement le genou ou provoquer une irritation cutanée, surtout si elle reste en place plusieurs heures sans être ajustée.
Retirez-la si vous ressentez des fourmillements, un engourdissement, une gêne ou une sensation de jambe froide. Si la douleur vous réveille régulièrement ou vous empêche de trouver une position confortable, demandez un avis médical plutôt que de dormir avec un dispositif serré pour essayer de maintenir le genou.
Quelle genouillère choisir pour le tendon rotulien ?
Une bande sous-rotulienne ou une genouillère avec soutien rotulien peut parfois convenir lorsque la douleur concerne réellement le tendon rotulien. La bande se place sous la rotule et offre un maintien localisé, tandis qu’une genouillère rotulienne entoure davantage l’articulation et peut apporter une sensation de guidage pendant les mouvements.
Le choix ne doit pas reposer uniquement sur le nom du produit ou sur une douleur située à l’avant du genou. Une gêne dans cette zone peut aussi venir de la rotule, du tendon quadricipital, d’une bourse ou d’une autre structure. Localisez précisément la douleur, observez les mouvements qui la déclenchent et demandez conseil si les symptômes persistent. Un dispositif adapté à une tendinopathie rotulienne n’est pas automatiquement utile pour toutes les douleurs antérieures.
Pourquoi ma genouillère augmente-t-elle la douleur ?
Plusieurs raisons peuvent expliquer cette aggravation : une taille inadéquate, un mauvais positionnement, une compression trop forte ou un modèle qui ne correspond pas à votre problème. Une genouillère trop serrée peut créer une pression douloureuse, tandis qu’un dispositif trop large peut glisser et provoquer des frottements.
Retirez-la, puis vérifiez les réglages, les coutures et la position du renfort. Si la douleur persiste malgré un nouvel ajustement, cessez de la porter et demandez un avis. La présence d’un gonflement, d’un engourdissement, de fourmillements ou d’un changement de couleur du pied doit vous inciter à consulter rapidement.
Peut-on remplacer la kinésithérapie par une genouillère ?
Non, une genouillère ne remplace pas la kinésithérapie. Elle apporte principalement un soutien mécanique ou sensoriel autour du genou, alors que les exercices peuvent agir sur les capacités nécessaires à la reprise des activités.
Selon votre situation, la kinésithérapie peut travailler la force des muscles de la cuisse et de la hanche, la mobilité, la coordination et la tolérance progressive aux efforts. Le professionnel adapte aussi les exercices à votre douleur et à vos objectifs, qu’il s’agisse de marcher sans gêne, de reprendre la course ou de retrouver un geste professionnel. La genouillère peut accompagner ce travail si elle améliore votre confort, mais elle ne doit pas le remplacer.
Conclusion
Une genouillère pour une tendinopathie sert principalement à soutenir le genou, à diminuer l’inconfort et à rendre certaines activités plus faciles à tolérer. Elle peut rassurer pendant la marche, les escaliers, la rééducation ou une reprise sportive progressive, mais elle ne répare pas le tendon et ne remplace pas l’adaptation des charges, le repos relatif ou les exercices recommandés.
Le modèle doit correspondre à la zone douloureuse, qu’il s’agisse du tendon rotulien, du tendon quadricipital ou de la patte d’oie, ainsi qu’à l’activité prévue. Une compression légère ou un maintien localisé peut suffire dans certaines situations, tandis qu’une orthèse plus contraignante nécessite une indication précise. Dans tous les cas, la genouillère doit rester confortable, ne pas glisser, ne pas bloquer le mouvement et ne provoquer ni fourmillements, ni engourdissement, ni irritation.
Si la douleur persiste, devient forte, s’aggrave ou s’accompagne d’un gonflement important, d’une perte de mobilité ou d’une instabilité, consultez un professionnel de santé. Choisissez votre maintien en fonction de la zone sensible et de l’activité recherchée, puis demandez conseil en cas de doute. La bonne genouillère accompagne une prise en charge adaptée, elle ne doit jamais masquer un problème qui mérite d’être évalué.


